Les jeunes face aux élections
Publié le 07 avril 2022 Modifié le 04 août 2025
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« Même si mon candidat ne remporte pas l’élection, le principal, c’est que ma voix lui aura donné de la légitimité ! » À 18 ans, Hadi, en terminale au lycée Jean-Macé, compte bien aller voter. Pour ce jeune issu d’une famille apolitisée, deux préoccupations ont nourri son choix fermement formalisé ces dernières semaines : l’éducation et le pouvoir d’achat.
« La crise sanitaire m’a radicalisé politiquement, la lutte contre les inégalités me semble la priorité, ce n’est pas acceptable que, dans la septième puissance mondiale, les jeunes fassent la queue pour se nourrir gratuitement. »
L’impact de la crise sanitaire se fait aussi ressentir chez Eraliyah, 19 ans, étudiante en journalisme : « Il nous faut un président et un gouvernement capables d’anticiper et de gérer les catastrophes à venir, j’ai été marquée par l’incohérence des décisions prises durant la crise et le manque de préparation ».
L’avenir économique, l’insertion professionnelle, mais aussi l’environnement sont sources d’appréhension, nourrie par cette crainte « d’avoir des vies plus difficiles que celles de nos parents ou grands-parents ».
« Je travaille, les questions relatives à l’économie et à l’emploi sont fondamentales », commente Eva, 25 ans, soucieuse aussi du traitement accordé aux « droits des gens » : « les minorités, les réfugiés, les étrangers sur lesquels on a tendance à taper ».
Animés par des craintes et des convictions, certains se laissent encore le temps de choisir à la fin, une fois dans l’isoloir.
Eraliyah attend de recevoir les professions de foi de tous les candidats, dont la distribution a été retardée, « pour être sûre » d’elle. Adam, au lycée Épin, ne sait pas encore s’il ira voter. « Je prendrai le temps de lire les programmes, je ne veux pas me laisser influencer. »
Tous sont en tout cas unanimes, davantage que les élections départementales ou municipales, la présidentielle et les législatives soulèvent plus d’engagement chez les jeunes. « Certains se mobilisent, ont vraiment envie de faire changer les choses », note Eraliyah. Le constat est plus nuancé chez Hadi : « Il y a des jeunes engagés, mais trop encore ne se sentent pas concernés par ce premier tour, et iront peut-être voter si l’extrême droite est au second tour, par peur ».
Retrouvez dimanche 10 avril au soir les résultats du premier tour, sur vitry94.fr.