Mobilisation au lycée Chérioux
Publié le 07 avril 2022 Modifié le 04 août 2025
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Enseignants, fortement en grève jeudi 7 avril, élèves et parents d’élèves ont a nouveau sorti pancartes et slogans au pied du rectorat, à Créteil, à 14h, pour revendiquer les 30 heures d’enseignement que l’Éducation nationale prévoit de supprimer à la rentrée.
En février, l’établissement s’était déjà mobilisé et une délégation avait été reçue, écoutée en audience pour s’entendre répliquer qu’il faudrait attendre juin pour obtenir la réponse de l’Éducation nationale.
Alertant par courrier le recteur, l’établissement a fait savoir qu’il n’attendrait pas la fin de l’année scolaire pour obtenir une réponse, et ces professionnels et usagers ont tenu parole en se remobilisant.
Une réforme en trompe-l’œil
« Nous avons fait le compte, il nous manque 200 heures au lycée pour la réussite scolaire et la réduction des inégalités », appuie Corinne Barre, professeur de l’option cinéma. Cette dernière est particulièrement affectée par la baisse de 30 heures de dotation globale horaire pour la rentrée prochaine. « Cette baisse provoquera de façon mécanique la suppression de l’option cinéma et audiovisuel dans l’établissement et une réduction des capacités de l’option EPS », explique-t-elle.
La liberté affichée dans la réforme du ministre Blanquer pour que les élèves choisissent leurs enseignements n’est qu’apparente, selon elle.
« Comme le nombre d’heures n’augmente pas, si on ouvre des spécialités dans une discipline, il faut en fermer une autre. C’est d’autant plus déplorable, ajoute-t-elle, que le ministre avait promis des heures de plus pour rattraper le retard scolaire pris pendant la période de confinement. »
Les 30 heures en moins au lycée Chérioux impacteront également de nombreuses autres matières, car les dédoublements pour travailler de façon plus approfondie et individualisée seront aussi réduits.
Gwénaël le Morzellec