Résidence autonomie : la soirée des gens heureux
Publié le 22 décembre 2025 Modifié le 24 décembre 2025
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En suivant les rires et la musique depuis la rue, on s’approche peu à peu de fenêtres illuminées dans la nuit. Comme la petite fille aux allumettes, on observe l’ambiance chaleureuse qui règne de l’autre côté de la vitre. Sous un plafond où sont suspendues des boules de Noël, une centaine de convives trinquent et savourent leur repas, répartis sur de longues tablées recouvertes par des nappes rouges. On y fredonne des airs comme « Les Champs-Élysées » de Joe Dassin ou « Ya rayah » de Rachid Taha.
Michelle, assise à côté de sa maman, résidente de 80 ans, est venue avec ses enfants et son petit-fils, soit au total quatre générations réunies pour cette soirée. « Je travaille aussi avec les personnes âgées, et c’est super de ne pas les oublier, de les voir heureuses », précise-t-elle, en regardant des résidents se déhancher sur la piste de danse aux sons d’un DJ qui reprend au micro les grands tubes de la chanson française.
Parmi les danseurs, Patrice, 72 ans, vêtu d’un pull Metallica, est particulièrement investi : « Je ne suis pas résident, mais je participe régulièrement aux animations de la résidence ».
Ainsi, le temps d’une soirée, les résidents, leurs familles, leurs amis et des retraités de la ville se retrouvent pour partager une danse, un sourire, soit autant de moments particulièrement importants pour les aînés.
« J’ai des résidents de toutes les origines, de tous les milieux sociaux, et c’est une vraie richesse de travailler avec eux, savoure Sandrine Ledoux, directrice de la résidence. Certains résidents restent même après la soirée pour nous aider à ranger la salle. Il y a un vrai esprit de famille. »
Alors que Sonia Guenine, adjointe aux Solidarités, venue saluer les résidents, termine son discours en remerciant l’engagement du personnel, la musique reprend ses droits et entraîne irrésistiblement les danseurs jusque tard dans la nuit. Comme si le temps de la fête ne devait jamais s’arrêter, pour que résonne encore et toujours « La Ballade des gens heureux ».
Weilian Zhu