Spatiolab, des ateliers scientifiques à Jean-Perrin
Publié le 18 décembre 2025 Modifié le 19 décembre 2025
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« Savez-vous de quand date le premier satellite envoyé dans l’espace ? » demande Lydie Roux, animatrice de l’association Planète sciences. Dans la salle de classe, les neufs élèves de 5e hésitent. « – 1998 ? 1989 ? – De 1957 ! » affirme l’animatrice. Une réponse étonnante comme beaucoup d’autres pour ces collégiens de Jean-Perrin venus assister au Spatiolab, un atelier conçu par le Centre national d’études spatial (CNES) dont le but est de découvrir l’usage des satellites dans le suivi des animaux.
Ce programme a été initié par Amel Youcef Sba, une maman d’élève, en coordination avec la direction du collège.
« L’atelier permet de travailler en interdisciplinarité, précise Soulaimana Mdere, principal adjoint. On aborde les technologies, la SVT, la science physique, l’environnement… »
Mises en situation
Durant une heure, l’animatrice présente les différents usages des satellites, le suivi des animaux par une balise et les programmes de protection qui peuvent se mettre en place. Une mise en situation permet ensuite aux élèves d’expérimenter très concrètement le principe de triangulation. Répartis aléatoirement dans la salle, un, puis deux, puis trois, puis tous les élèves doivent pointer, les yeux fermés, le point d’émission d’un bip placé par l’animatrice à leur insu. La précision s’affine indéniablement avec l’augmentation du nombre d’élèves.
Une fois ces principes bien acquis, les élèves sont invités à deviner l’identité d’un animal mystère à partir de fiches descriptives et d’un suivi satellite de ses mouvements. « C’est le caribou ! » conclut rapidement un élève. « Regarde bien son itinéraire, il passe par la banquise. Est-ce que le caribou peut trouver de la nourriture sur la banquise ? » interroge l’animatrice. « C’est donc l’ours polaire ! » rebondit son camarade.
Une initiative étendue à de nouvelles classes
« C’était une façon amusante d’apprendre de nouvelles choses, conclut Israa, l’une des élèves de l’atelier. J’ai découvert différents noms de satellites et de nouvelles espèces d’animaux. » Alors que la sonnerie retentit, un nouveau groupe attend déjà à l’entrée de la classe. « Pour cette première édition, l’atelier concerne toutes les classes de 5e, précise Bernard Lagier, principal du collège. Nous allons à l’avenir l’ouvrir à de nouvelles classes. L’idée est d’encourager les filles à s’orienter vers des études scientifiques. » Pour avoir, qui sait, de futures ingénieures, forgeronnes, soudeuses, informaticiennes dans l’aérospatial européen.
Weilian Zhu