Tinta'mare, une oasis en devenir au cœur des Ardoines

À l’angle des rues Descartes et Léon-Geoffroy, une ancienne friche laisse peu à peu place à un espace pas comme les autres. "Tinta'mare" entend conjuguer biodiversité, réemploi et culture pour offrir, dès 2027, un nouveau lieu de vie au cœur du quartier des Ardoines en transformation.

Publié le 16 juillet 2026 Modifié le 16 juillet 2026

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Ce n’est pas une inauguration ! Pourtant, vendredi 3 juillet, lors d’une belle soirée, le nouvel espace Tinta’mare, situé à l’angle des rues Descartes et Léon-Geoffroy, dans la ZAC des Ardoines, avait des airs de vernissage. Familles, voisins, élus et partenaires sont venus découvrir ce lieu encore en chantier.

« Oui, parce que nous ne pourrons ouvrir avec une véritable programmation culturelle qu’à l’été 2027. Mais nous voulions déjà faire un point d’étape, montrer notre projet, ce que nous avons déjà réalisé et ce qu’il nous reste à faire », explique Aurélien Rozo, à l’origine de Tinta’mare avec Clément Poma, sculpteur sur bois de l’association Monstre, et Margaux Dupré, experte en agriculture urbaine.

Une friche transformée en oasis

L’ancien parking de camions de 2 000 m² s’est métamorphosé. Une mare a été creusée dans la dalle de béton, entourée de buttes plantées de roseaux, d’arbres, de plantes aromatiques et de nénuphars où évoluent déjà quelques poissons rouges. Entre un hôtel d’entreprises et le futur site de maintenance de la ligne 15 du métro, le lieu fait figure d’oasis dans un quartier en pleine mutation.

« Nous souhaitons créer un îlot de fraîcheur, remettre de la nature dans cet espace qui se veut un lieu de rencontre et de convivialité. On pourra venir ici pour boire un verre, manger, échanger, assister à un spectacle, mais pas seulement », résume Aurélien Rozo.

Un laboratoire du bois et du réemploi

« Tinta’mare est aussi un lieu d’expérimentation autour du bois local et de récupération », explique Clément Poma. « Les premières chutes serviront à construire, avec les enfants, des parcours d’aventure, bien plus qu’une simple aire de jeux. Les autres permettront de nous chauffer, de produire du paillage ou encore d’alimenter des toilettes sèches. Ici, rien ne se jette : tout peut être réemployé. C’est l’art de faire avec peu. »

À l’horizon 2027, deux halles devraient accueillir un bar-restaurant, une programmation culturelle et des ateliers de formation aux métiers du bois. En attendant, les visiteurs ont découvert un kiosque en bois coiffé d’une tête de grenouille, des sculptures monumentales et ont profité d’un concert de jazz manouche, tandis que les enfants s’appropriaient les premiers jeux en bois du site.

Un projet construit en partenariat

Cette soirée a également réuni les représentants de la Métropole du Grand Paris, de la Région Île-de-France, du Territoire et de la Ville de Vitry-sur-Seine.

« Ce projet nous a de suite enchantés, indique Fatmata Konaté, première adjointe. A Vitry la création jaillit partout. Dans ce quartier entre les Ardoines et Balzac on est heureux d’avoir ce lieu. J’en profite pour remercier les autres partenaires, car il y a de moins en moins de moyens pour ce type de projets qui sont pourtant essentiels pour mieux vivre ensemble. « 

Luca Endrizzi et Weilian Zhu