Congés payés : pas touche !
Publié le 01 juillet 2026 Modifié le 29 juin 2026
Il y a 90 ans, le Front populaire remportait une conquête immense : les congés payés. Pour la première fois, des millions de femmes et d’hommes pouvaient quitter l’usine, l’atelier ou le bureau pour voir la mer ou la montagne, voyager, rire en famille. Avec la semaine de 40 heures, une idée nouvelle triomphait : nous ne vivons pas pour travailler.
Voilà pourtant que la droite, avec la complicité du RN, remet aujourd’hui en cause la cinquième semaine de congés payés. Après le recul de l’âge de départ à la retraite, les attaques contre le 1er Mai… voici une nouvelle offensive. Sous couvert de « liberté », on pourrait « travailler plus pour gagner plus ».
Mais quelle liberté quand la fin du mois commence le 15 ? Quelle liberté quand les salaires stagnent tandis que les prix explosent ? Vendre ses jours de repos pour payer ses factures n’est pas un choix. C’est une régression sociale maquillée en modernité.
Décidément, la vieille France n’en finit pas de défendre un monde où une minorité profite des richesses produites par le travail des autres. On nous explique qu’il n’y a plus d’argent pour l’école, l’hôpital ou la justice. Pourtant, les fortunes des ultra-riches n’ont jamais autant prospéré qu’au cours de la décennie Macron.
LA DROITE, AVEC LA COMPLICITÉ DU RN, REMET EN CAUSE LA CINQUIÈME SEMAINE DE CONGÉS PAYÉS.
Cette vision sent le formol. Car, en réalité le temps libre est une richesse. Le tourisme est devenu le premier secteur économique du pays. La culture, le sport, les transports, des régions entières vivent aussi de ces moments de liberté.
Le vrai débat n’est donc pas de savoir comment réduire les congés payés. Il est de comprendre pourquoi 35 % de nos concitoyens, dont trop de vitriot.es, ne partent jamais en vacances. Pourquoi tant d’enfants ne connaissent pas la joie d’une baignade à la mer, d’une randonnée en montagne ou d’un coucher de soleil loin du quotidien.
Héritiers du Front populaire, nous choisissons le camp du progrès social. Le repos, les loisirs, la culture et les vacances ne sont pas des privilèges. C’est juste le droit au bonheur.
Gnakale Koita
Groupe Vitry insoumise, communiste et citoyenne