La biodiversité en ville : un patrimoine discret à préserver

Publié le 01 janvier 2026 Modifié le 23 décembre 2025

Quand on évoque la crise climatique et l’érosion de la biodiversité, on pense souvent à des espèces lointaines. Pourtant, cette crise touche aussi une biodiversité plus proche, discrète mais essentielle : celle qui vit au cœur de nos villes, dans les parcs, les friches, les berges, les jardins et jusque dans le bâti.

À Vitry, de nombreuses espèces cohabitent avec les habitants. Oiseaux insectivores, pollinisateurs, chauves-souris, amphibiens, petits mammifères ou micro-organismes du sol participent au bon fonctionnement des écosystèmes urbains. Les chauves-souris régulent les insectes nocturnes, les pollinisateurs assurent la reproduction des plantes, les sols vivants favorisent la fertilité, l’infiltration de l’eau et la régulation thermique.

PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ EN VILLE REPOSE AUSSI SUR DES GESTES SIMPLES

Le hérisson, présent dans certains jardins vitriots, illustre ces équilibres fragiles. Comme beaucoup d’espèces urbaines, il dépend de haies préservées, de jardins sans pesticides, de feuilles mortes laissées au sol et de continuités écologiques entre les espaces. À l’inverse, les clôtures infranchissables, la raréfaction des insectes ou les déchets abandonnés fragilisent durablement la faune sauvage.

Pour favoriser le retour et le maintien de cette petite biodiversité, deux réserves de biodiversité ont été établies à Vitry : la réserve Landrieux et la réserve Vilmorin. Ces espaces volontairement préservés offrent des refuges essentiels à la faune et à la flore en milieu urbain.

Préserver la biodiversité en ville repose aussi sur des gestes simples : limiter les produits chimiques, maintenir des zones de refuge, favoriser les corridors écologiques, être attentif aux déchets et à l’éclairage nocturne.

L’Atlas de la biodiversité communale de Vitry, finalisé en 2025 et accessible en ligne, dresse un diagnostic précis des habitats et des espèces du territoire. Il rappelle que la biodiversité urbaine n’est ni marginale ni accessoire : elle est un patrimoine commun, indispensable à des villes plus vivables et plus résilientes.

 

Catherine SU
Groupe Écologistes et Citoyens
hôtel de ville
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