La fin du droit international ?

Publié le 02 février 2026 Modifié le 02 février 2026

L’intervention américaine au Venezuela vient de jeter un discrédit fatal sur ce que nous pensions être un pilier solide des relations internationales. Nous ne mesurons pas encore la portée catastrophique de cet événement.

Dorénavant, le fort au vu et au su de tous, peut écraser le plus faible au gré de ses intérêts géostratégiques.

MIGHT MAKES RIGHT

Peut-être qu’en réalité les masques sont tombés et que, depuis la fin de la guerre mondiale, les institutions internationales ne servent qu’à donner une façade légale au pillage du Sud global par l’Occident. Quand le droit international va à l’encontre des intérêts occidentaux, ces derniers s’en affranchissent sans aucun état d’âme.

Netanyahou, mis en accusation par la Cour pénale internationale, peut circuler librement ; les États-Unis peuvent vouloir mettre la main sur le Groenland, envahir l’Irak ou frapper l’Iran. Les Américains, voyant s’échapper leur hégémonie industrielle et monétaire, notamment face à la Chine, sont prêts à tout pour retarder cette échéance, sans égard pour la souffrance qu’ils infligent aux peuples par leurs sanctions économiques cruelles et, si besoin, par des interventions militaires. Le FMI, la Banque mondiale, l’ONU… Ont-ils réellement servi le droit et le développement des nations du Sud ?

Les Européens sont inexistants, et les BRICS comprennent qu’ils doivent compter sur eux-mêmes et augmenter significativement les dépenses militaires.

Toutes les forces de gauche dans le monde doivent s’unir pour clamer haut et fort cette nécessité du droit international, seule garante de paix et justice. Faute de quoi, un avenir sombre et guerrier nous attend.

Vitry, plus que jamais, messagère de la paix.

Salah BEN MOHAMED
Groupe Écologistes et Citoyens
hôtel de ville
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