Venezuela : Défendre la souveraineté des peuples face à l’impérialisme
Publié le 02 février 2026 Modifié le 05 février 2026
Contrairement au discours dominant, la question vénézuélienne n’est pas une question « de démocratie », mais une question internationale de lutte des classes : le droit des peuples à disposer de leurs ressources face à l’arrogance des multinationales et de l’impérialisme des Etats-Unis.
En 2001, sous la présidence d’Hugo Chavez une décision fondamentale est prise : la loi sur les hydrocarbures réaffirme que le pétrole et le gaz appartiennent à l’État, donc au peuple. L’exploration et l’extraction deviennent des activités publiques. C’est à ce moment précis que le conflit éclate avec les Etats-Unis. Lorsque le Venezuela reprend le contrôle de son industrie, la réaction est immédiate. Les multinationales pétrolières états-uniennes exercent des pressions politiques massives. En 2002, un coup d’État, soutenu par Washington et ses alliés, est orchestré. Il échoue en 48 heures grâce à la mobilisation populaire. S’ensuivent des tentatives de sabotage économique destinées à asphyxier le pays, auxquelles les travailleurs s’opposent, notamment par les urnes. En 2004, près de 60 % des électeurs confirment Chávez à la présidence.
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Depuis 2017, le Venezuela subit des sanctions illégales qui ont détruit son économie et son niveau de vie. Présentée comme une « crise humanitaire », cette situation est en réalité le produit d’une déstabilisation organisée par les Etats-Unis.
Défendre le Venezuela, c’est défendre un principe universel : la souveraineté populaire contre la domination impériale. Ce qui se joue là-bas menace l’ensemble des peuples. La France doit prendre ses responsabilités, condamner les ingérences et saisir les instances internationales.
Nous devons sortir de l’OTAN, qui participe aux pires massacres dans le monde et nous empêche de porter une parole indépendante de celle des États-Unis. La preuve en est donnée par les premières déclarations d’Emmanuel Macron, qui a « salué » l’enlèvement de Nicolás Maduro et de sa femme, en totale contradiction avec le droit international.
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