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Vie de quartier : Bien vivre ensemble
Publié le 10 avril 2025 Modifié le 31 juillet 2025
Temps de lecture estimé : 5 min
Tisseurs de lien
Ils sont nombreux les acteurs de la vie locale qui, aux quatre coins de la ville, donnent de leur temps pour animer les quartiers, créer du lien et du commun. Centres sociaux, espaces de vie sociale, associations, bénévoles, tous contribuent à ces petits moments de cohésion qui donnent à Vitry cette identité populaire et solidaire.
À Vitry, des gestes quotidiens, comme une partie de foot ou aider une voisine, renforcent le lien social et la solidarité. Dans le quartier Balzac, le centre social est un lieu essentiel pour ses habitants. “C’est un lieu très important pour nous, très convivial. Sans le centre, qu’est-ce qu’on ferait ?” disent Patricia et Micheline. Ils se rappellent la solidarité d’avant la réhabilitation : “Ça a changé, c’est sûr, mais il y a toujours du dialogue et de l’entraide. Ici, c’est comme une famille.” Yman, une jeune du quartier, aide les plus petits avec leurs devoirs, valorisant les “rencontres et le temps précieux passé avec les enfants du quartier.”
Échanges entre générations
Dans tous les quartiers, des centres sociaux et associations favorisent les échanges intergénérationnels. L’association Les Couleurs de la dalle, par exemple, réunit les habitants de Robespierre. “L’association existe depuis 2008,” rappelle Djamila Tamarat. “On a commencé avec 39 adhérents, et aujourd’hui on est près de 800.” Une retraitée souligne l’importance de la transmission : “On leur apprend à coudre et ils nous apprennent l’informatique.”
Un maillage de structures et d’associations
À Commune-de-Paris, l’espace Les Monis est également un lieu de rencontre pour Adjara, Soraya et Fatima. “Grâce à l’association, je me suis vraiment attachée à la ville qui m’entoure,” se réjouit Adjara. Les mamans notent que ces rencontres les unissent : “Aujourd’hui, on s’appelle pour prendre des nouvelles.” Marwan, 21 ans, s’investit pour son quartier Balzac : “Il faut montrer le bon exemple, tendre la main.” Il aide aussi l’association Une action, un espoir, fondée par Djenaba, 18 ans, qui regroupe 140 bénévoles pour rassembler les jeunes de différents quartiers. “Au départ, l’association avait pour vocation de représenter le quartier et de le faire vivre,” explique Djenaba. Ces initiatives créent des liens entre les divers quartiers de la ville.
La ville en chef d’orchestre
Djamel Abbes, directeur du centre de loisirs de quartier Rabelais, accueille chaque jeune avec un mot amical et un check original qui se termine par une partie de pierre-feuille-ciseaux. Les jeunes, âgés de 12 à 15 ans, se sentent chez eux dans ce centre, où ils participent à des activités ludiques, comme le foot et le volley. “Avant, il n’y avait pas de fille, et aujourd’hui, elles sont plus nombreuses que les garçons,” constatent les animateurs. Maribelle, 14 ans, souligne que le centre permet de “mieux se connaître et de se faire des amis que l’on retrouve au collège et dehors.”
La municipalité gère également un service Vie de quartier, qui organise des fêtes de quartier pour rapprocher les habitants. “À chaque fois, c’est une organisation collective : on s’appuie sur les dynamiques locales,” explique l’équipe de la Vie de quartier. Cinq fêtes sont prévues cette année, avec des activités variées pour les familles. Nadia Benguettat, présidente de l’Amicale des locataires du Moulin-Vert, déclare : “On s’investit pour la vie de quartier et la cohésion, dans tous ses aspects.”
La Maison des Vitry’haut, ouverte en 2022, a transformé le quartier du Plateau en impliquant les riverains dans des projets. Kasthoori, sa famille et Christiana, qui donne des cours de soutien scolaire, ont tissé des liens forts. “Matthias est plus sociable et moins renfermé. Toute cette mixité fait du bien à tout le monde,” se réjouit Kasthoori. Christiana a d’ailleurs invité la famille de Kasthoori pour un repas, renforçant ainsi leurs liens.
Nous allons renforcer la communication sur les conseils de quartier avec des supports dédiés et des informations pratiques. Concernant le suivi des projets, des réunions et une frise chronologique numérique permettant de voir à quelle étape de la réalisation on se situe vont voir le jour. Nous travaillons aussi à la simplification des comptes rendus avec une approche plus visuelle et synthétique dans une démarche de vulgarisation et d’inclusion.
Agir dans les conseils de quartier
Les membres du conseil de quartier du Fort s’apprêtent à explorer les rues des Carrières, de la Fraternité et Champollion pour identifier les problématiques locales lors de déambulations citoyennes.
“Se rendre sur place permet à chacun de comprendre la complexité d’un sujet,” explique Gabriel Holard-Sauvy, responsable du service Vie de quartier.
Lors d’une récente rencontre sur l’aménagement du square Balzac, Moaad, membre du conseil, a souligné que “chacun a pu faire entendre ses besoins,” notamment en suggérant l’installation de jeux pour enfants et en alertant sur les ronces dangereuses.
Les enjeux de voirie et circulation sont également des sujets importants. Par exemple, au Port-à-l’Anglais, l’élargissement des trottoirs et la piétonisation de la rue Pasteur ont été réalisés aux abords des écoles. Anaïs Gour-Salvy, membre du conseil de quartier Gare/Jean-Jaurès, propose des mesures comme “l’amélioration de la visibilité des passages piétons.” Les conseils de quartier participent aussi à l’organisation des fêtes de quartier, comme celle prévue au Plateau le 14 juin, en collaboration avec le centre social municipal.
Dans le cadre de l’observatoire des conseils de quartiers, habitants et élus ont travaillé sur des pistes pour améliorer leur fonctionnement. Les conclusions incluent le développement de supports de communication, la facilitation du suivi des projets et la simplification des comptes rendus de réunion, qui seront accessibles sur le site de la ville.