Vitry, ville de paix
Publié le 02 juin 2026 Modifié le 03 juin 2026
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La paix, un droit sacré et fragile
Dans son rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde, Amnesty international souligne qu’en 2025, “certains n’ont pas hésité à tourner résolument le dos à l’ordre international imaginé sur les cendres de l’Holocauste et les ruines des guerres mondiales, élaboré patiemment au cours des quatre-vingt dernières années”. Au cours de ce processus, la paix a été progressivement reconnue comme la condition préalable à l’exercice de tous les droits et devoirs de l’être humain. En 1984, les Nations unies ont adopté une déclaration affirmant que “les peuples de la Terre ont un droit sacré à la paix. Préserver ce droit et promouvoir sa réalisation constituent une obligation fondamentale pour chaque État”.
Pourtant, à l’heure actuelle, les conflits s’accumulent dans le monde et hier comme aujourd’hui, en Palestine, en Ukraine, en Iran, au Mali, au Soudan, au Yémen, en République démocratique du Congo… ce sont les populations civiles innocentes qui paient le plus lourd tribut à la guerre.
Témoignages
Ils ont quitté leur pays dans l’urgence, parfois en laissant derrière eux une partie de leur vie. Arrivés à Vitry après un parcours éprouvant, ces réfugiés tentent aujourd’hui d’avancer, malgré des traumatismes toujours présents. Entre peur, solitude et espoir d’un avenir plus stable, ils racontent les blessures de l’exil.
Forger des liens d’amitié
À son échelle, Vitry s’est engagée dans un minutieux travail de construction de la paix. Dès sa création en 1957, elle adhère à la Fédération mondiales des villes jumelées. Cette association poursuit alors l’objectif de tisser des liens d’amitié et de fraternité entre les populations de villes éprouvées par la guerre. Vitry se jumelle avec :
- Burnley en Angleterre en 1959,
- Meissen en Allemagne en 1964,
- et Kladno en République tchèque en 1966.
Il y a une urgence pacifiste. Depuis des décennies, Vitry est engagée pour la culture de paix, l’entente entre les peuples et agit, à son échelle, pour la résolution des conflits dans le cadre du droit international et de la convention de Genève.
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Elle développe ensuite des actions de coopération internationale, notamment avec l’association Coopération Vitry-Mali, et s’engage auprès des peuples cubain, sahraoui, tamoul, palestinien et ukrainien sous forme d’accueil, d’aides, de soutien ou de projets de développement. En 1997, elle participe à la création de la section française de Mayors for Peace, une association internationale des villes engagées pour la paix et le désarmement nucléaire, fondée et présidée par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki.
“Construire un monde pacifique ne commence pas dans les salles de conférence à New York ou à Genève. Cela commence sur le terrain, dans les quartiers, dans les communautés. Cela commence par des leaders éclairés dans les villes et villages partout dans le monde. Cela commence avec vous”, déclarait BanKi-Moon, ancien secrétaire général des Nations unies, aux Maires pour la paix, lors de la conférence de non-prolifération des armes nucléaires en mai 2010.
Cultiver la tolérance, la solidarité et le respect des droits
Car la paix n’est pas seulement une absence de conflit, elle repose sur un ensemble de valeurs et de comportements qui préviennent les conflits : l’éducation à la culture de paix, le devoir de mémoire, le respect des droits humains, la tolérance, la solidarité, la participation démocratique, la lutte contre les inégalités et les discriminations… autant d’axes sur lesquels Vitry est engagée au quotidien et qu’elle promeut à l’occasion de chaque édition de la Conférence internationale pour la paix réunissant des acteurs locaux, nationaux et internationaux autour de débats passionnants.
Conférence Internationale pour la paix – 11 octobre 2025
Transmettre la mémoire et la culture de paix
Se souvenir des horreurs et des haines du passé semble plus que jamais nécessaire pour comprendre la chance précieuse que l’on a de vivre en paix. Plusieurs associations d’anciens combattants, comme la Fondation Nationale André-Maginot, cultivent à Vitry le devoir de mémoire et le transmettent aux nouvelles générations.
Commémorations du 8 mai 1945 – 8 mai 2026
Le 8 mai dernier, les jeunes élu·e·s du conseil des enfants ont participé à la cérémonie commémorative de la victoire sur le régime nazi. Certains d’entre eux y ont trouvé une inspiration pour écrire la paix.
“C’est la troisième année que je participe à la commémoration du 8 mai 1945. Il ne faut pas oublier cette date, ni les morts. Aujourd’hui, on entend parler d’une troisième guerre mondiale, mais je ne suis pas prête à vivre ça, à perdre peut-être ma famille.”
Amira, ancienne élue au conseil des enfants
Gabriel Péri
Un homme est mort pour la liberté,
Pour que la paix soit protégée,
Un homme fort, plein de courage,
Qui refusait la haine et la rage.
Le huit mai garde en souvenir
Tous ceux qui ont voulu construire
Un monde meilleur pour demain,
Avec la paix entre humains.
Il existe des mots importants :
Respect, justice et enfants,
Le mot courage, le mot espoir,
Qui brillent encore dans notre mémoire.
Ajoutons aussi le nom Péri,
Un nom que l’Histoire n’oublie,
Car son combat reste vivant
Dans le cœur des résistants.
Et chaque année, le huit mai,
Nous rappelle qu’il faut aimer
La liberté et l’amitié,
Pour vivre ensemble en paix.
Associations œuvrant pour la paix
Les associations vitriotes, elles aussi sont engagées : que ce soit par l’aide d’urgence, l’éducation, l’art ou le sport, le mouvement associatif vitriot démontre que les relations entre les peuples peuvent se tisser par la coopération et fait vivre la culture de paix grâce à des actions concrètes.
Cuba coopération France est une association qui œuvre à sensibiliser les Français à la réalité des Cubains et développer des liens de solidarité entre les deux peuples. Elle mène des actions culturelles, dont le Festival du cinéma cubain en partenariat avec la ville. L’association récolte également des dons pour aider l’île à faire face à la crise actuelle et au blocus imposé par les États-Unis.
L’association Cordescoh mène des projets solidaires et humanitaires et construit des échanges pour le développement des sections communales d’Haiti. Elle agit notamment pour l’éducation et gère une école pour une centaine d’enfants.
L’association œuvrait à des actions culturelles autour de l’héritage de l’écrivain français Balzac qu’elle poursuit puis, avec la guerre, a développé des actions humanitaires : acheminement de matériels, vivres et médicaments nécessaires pour survivre.
À sa création, l’association œuvrait pour l’accès à l’eau et à l’autonomie alimentaire et a permis d’améliorer les conditions de vie et l’autonomie économiques des habitants du sud et du nord-ouest du Mali. Aujourd’hui, elle répond à des demandes autour d’une bibliothèque ou d’une maison de la jeunesse.
Match de foot en solidarité avec la Palestine – 20 avril 2025