1607h, la municipalité de Vitry ne lâche rien
Publié le 22 juillet 2022 Modifié le 04 août 2025
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Mardi 20 juillet, 8 H 45, il fait déjà très chaud devant le Conseil constitutionnel, à deux pas de la Comédie française. Devant le bâtiment, des élus de Bonneuil-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine et bien sûr Vitry-sur-Seine, des syndicalistes, des avocats attendent patiemment car aujourd’hui, une audience – présidée par Laurent Fabius – va se tenir sur le temps de travail dans les mairies et sur le fait que les collectivités territoriales devraient obligatoirement s’aligner sur le seuil minimum des 1607 heures travaillées par an. Ce qui ferait perdre aux agents neuf à dix jours de congé par an !
« L’autre conséquence de cette loi, c’est que nous n’aurons plus de capacité à recruter car nous serons moins intéressants que les entreprises privées, assure Pierre Bell-Lloch, maire de Vitry. Et nous serons obligés de faire appel à des sociétés privées, et donc de payer plus cher un même service. Nous défendons notre droit à la libre administration des collectivités territoriales et donc une part de notre République. »
Les communes avaient jusqu’au 1er janvier 2022 pour se conformer à cette mesure, mais les quatre maires communistes du Val-de-Marne ont refusé d’appliquer la loi, et se retrouvent aujourd’hui à plaider leur cause devant les Sages de la rue Montpensier, car ils contestent la suppression des régimes dérogatoires aux 35 heures, au motif qu’elle contreviendrait au principe constitutionnel de libre administration des collectivités.
Après les plaidoiries des avocats devant le Conseil, on retrouve Pierre Bell-Lloch qui déclare :
« Nous ne lâcherons rien et continuerons à défendre les agents de la fonction publique et leur qualité de vie au travail, eu égard de leurs missions essentielles rendues à la population. »
La décision sera rendue le 29 juillet.
Marc Godin
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