Manifestation pour les moyens de l’Éducation
Publié le 08 février 2022 Modifié le 04 août 2025
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Des moyens pour l’Éducation étaient urgemment réclamés le 5 février, lors du rassemblement départemental organisé place de la Libération à Vitry, par une intersyndicale CGT, FSU, Snuipp et Sud. Enseignants, parents d’élèves FCPE et les AESH FNEC FP FO en grève depuis 4 semaines ont réuni une centaine de personnes dont des élus, notamment Isabelle Ougier, adjointe au maire en charge des Dynamiques familiales.
Le mot d’ordre d’apporter des crêpes à faire garnir sur place ne manquant pas d’humour, a transformé la rencontre hautement revendicative en un moment solidaire. 940 euros ont pu être reversés à la caisse de grève des AESH.
Ces agents de l’Éducation nationale, indispensables à l’inclusion des élèves en situation de handicap, étaient le clou de l’après-midi par leur mobilisation contre leurs contrats jugés trop flexibles, pour leur salaire, leur statut et leur formation.
Baisse de la dotation horaire globale
Les enseignants et parents d’élèves unis ont rappelé le manque de moyens structurels répétés de l’Éducation nationale sur fond de baisse de dotation horaire globale dans le secondaire – ce qui a provoqué une grève le 1er février au lycée Jean-Macé. Quant à la carte scolaire, elle laisse déjà apparaître, en maternelle et élémentaire, la fermeture de plus de 164 classes dans le département selon les syndicats.
5 semaines sans classe
Pour la première fois, la FCPE avait décidé de ne pas siéger ce mardi 8 février au CDEN à Créteil, instance qui valide les classes à fermer ou à ouvrir dans les écoles maternelles et élémentaires.
Tout en soulignant le soutien de la ville en matériel de cuisson, chaises et tables pour le rassemblement, Gaëlle Angelosanto, parent d’élève vitriote, récemment élue coprésidente du comité départemental de la FCPE, a précisé la position des parents : « D’habitude, on évite de faire la chaise vide, mais on se rend compte qu’on n’est pas entendu et qu’on n’a pas de réponse pour notre rendez-vous à la DASEN. Ça sert à quoi d’y aller ? » Elle ne décolère pas : « On est contre la diminution des moyens. Jusqu’où cela ira-t-il ? Mon fils est resté 5 semaines sans remplacement, pendant ce temps-là, il n’a eu que 3 jours de classe… »
Gwénaël le Morzellec