Sanofi-Vitry menaces sur l'emploi

Publiée le 06 février 2021 - Mise à jour le 12 février 2021

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Au site de Vitry, 100 postes sont dans le viseur ont appris les salariés à la première réunion du comité social économique, mouvementée, le 11 février. Le groupe pharmaceutique a lancé un énième plan de licenciements en R&D. Les négociations se prolongeront jusque début mai.

Aux Ardoines, c’est la colère qui s’oppose à la volonté du groupe pharmaceutique Sanofi de réduire ses effectifs en pleine pandémie. A l'heure où ses bénéfices par action affichent une progression de 9% fin 2020, 1700 postes sur la sellette en Europe et 420, officialisés le 28 janvier, dans les 4 sites français. Dont près de 100 à Vitry.

Intersyndicale

Là, jeudi 11 février, la première réunion sur site du comité social économique a été un peu mouvementée, quatre jours après la réunion générale au siège de la R&D à Chilly-Mazarin. Un appel intersyndical CFDT CGT CFTC au retrait du plan de restructuration avait rassemblé une centaine de salariés qui se sont invités pendant 1h30 à la réunion pour questionner la direction et s’exprimer », relate Pascal Collemine, salarié à Vitry et délégué syndical central CGT R&D France.

« Ils ont donné leur opinion par rapport à la stratégie de groupe : les plans de licenciements, ils en ont marre, les chercheurs sont là pour trouver des molécules et veulent travailler correctement, alors que ces plans entrainent toujours plus de stress. La direction s’est dit consciente, poursuit le délégué, mais affirme qu’elle ne lâchera pas son plan de restructuration. »

Un avenir Vitriot entre parenthèses

Selon le délégué, le plan impacte 10% des effectifs soit une centaine de postes sur le site R&D de Sanofi-Vitry qui compte 1100 personnes.

« Ce sera un arrêt en France pour la recherche en neurosciences -maladies de Parkinson, Alzheimer- qui serait transférée à Sanofi aux USA, et, un coup dur pour la recherche en chimie médicinale qui a vu naître par exemple le Doliprane et qui subsisterait uniquement à Vitry. Mais on se demande encore pour combien de temps. L’avenir dus site Vitry est entre parenthèse,  estime amer, le délégué. Difficile d’avoir confiance avec un plan tous les deux ans. En 10 ans, 50 % personnel est parti et 8 sites ont été fermés.»

Réunis mardi 16 février en assemblée générale, les salariés pourraient y déterminer des actions d’éclat d’ici le prochain CSE central le 4 mars.

Gwénaël le Morzellec

  • Jeudi 4 février, près de 200 salariés en grève manifestaient devant Sanofi-Vitry, rejoints par la tête de la CGT, Philippe Martinez, et le maire, Pierre Bell-Lloch.
  • Lundi 8 février s'ouvrainet la première séquence de négociations de quatre mois, à l'heure où le groupe pharmaceutique indique une progression des bénéfices par action de plus de 9 %.
 

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