Protection maternelle et infantile

Publiée le 22 février 2021 - Mise à jour le 23 février 2021

PMI La Galerie - © Sylvain Lefeuvre

Depuis le début de la crise sanitaire, les centres de protection maternelle et infantile (PMI) continuent d’accueillir gratuitement les jeunes parents et leurs bébés sur rendez-vous.

Les centres de PMI regroupent des services médicaux destinés à la mère et à l'enfant, de sa conception jusqu'à ses 6 ans inclus, pour tout ce qui relève de la prévention médicale, de l'éducation à la santé et du dépistage du handicap. Les équipes sontcomposées de médecins (pédiatres), de puéricultrices, de sages-femmes, de psychologues, d'éducatrices et d'auxiliaires de puériculture.

Vitry compte 2 PMI municipales et 3 PMI départementales.

Consultations de pédiatrie

“En général, les familles viennent la première fois pour la pesée de leur nouveau-né et cela leur donne l’occasion de demander d’autres informations”, explique Antonella Souid, auxiliaire de puériculture au centre de protection maternelle et infantile (PMI) du Centre-ville, une des deux PMI municipales de Vitry avec celle d’Anatole-France à Balzac.

Outre ces rendez-vous, les PMI proposent aussi des consultations avec des professionnels (médecin pédiatre, infirmière puéricultrice, psychologue) capables de suivre la santé des enfants de 0 à 6 ans.

Soutien et accompagnement à la fonction parentale

Sans compter le rôle d’écoute et de guide que remplissent les auxiliaires présentes. “On est amenées à conseiller les familles, sur place ou par téléphone, sur bien des aspects de leur quotidien ; sommeil, alimentation, propreté, pleurs... On les oriente vers d’autres structures (CMS, hôpitaux, cabinets libéraux) si les temps d’attente pour un rendez-vous ici sont trop longs ou si la situation le nécessite. Aussi vers l’Espace des solidarités en cas de soucis de précarité, et ils augmentent depuis un an. Ou encore vers une assistante sociale, une puéricultrice de secteur, tout dépend des besoins”, décrit Mme Souid.

Karine Hector, directrice de la PMI Anatole-France, raconte, elle aussi, à quel point le centre sert de repère pour les familles : “Je suis au courant d’à peu près toutes les naissances dans le secteur. Nous connaissons les familles vulnérables. Pendant le confinement, nous les appelions régulièrement”.

Rencontres et haltes jeux

Cette PMI propose aussi un accueil parent-enfant deux demi-journées par semaine, pour que les familles partagent un moment ensemble, et une halte-jeux pour les enfants de 20 à 36 mois (inscriptions sur place). “Cela fonctionne comme une halte-garderie et permet aux enfants qui sont gardés par leurs parents d’entamer une socialisation avant l’école maternelle”, explique la directrice.

Fatou y a inscrit son troisième enfant. “Cela nous fait une sortie, un changement de lieu, de rythme pour Ousman [2 ans] qui rencontre d’autres enfants. Et ça me libère un peu de temps pour m’occuper de sa petite sœur de 4 mois !”

Même si la fréquentation des deux PMI municipales est régulée par les prises de rendez-vous désormais obligatoires et les temps de nettoyage plus longs, la chaleur et la bienveillance restent palpables.

“Les violences intrafamiliales augmentent clairement depuis le premier confinement”, déplore Antonella Souid qui, comme ses collègues, tend l’oreille et se tient prête à chercher une aide concrète à qui lui en demandera.

CPEF : lieu d'accueil, d'écoute, d'échanges et de conseils

Les centres de planification et d'éducation à la famille (CPEF) sont implantés dans toutes les services de Protection Maternelle et Infantile (PMI), exceptée la PMI Michel Germa. Ils accueillent toutes les femmes « en âge de procréer » qui ont des questions sur la contraception ou besoin d’un suivi gynécologique.

« Notre rôle est très large et va de la distribution de préservatifs à la prise de rendez-vous avec une gynécologue en passant par le suivi de grossesse par une sage-femme », explique Stefany Bloch, responsable du CPEF Anatole-France.

À noter : comme les PMI, les CPEF accueillent tout le monde gratuitement, même sans papiers. « Nous avons aussi des traducteurs pour les femmes qui souhaitent venir consulter et ne parlent pas français ». Une conseillère conjugale et familiale reçoit aussi les couples qui le souhaitent sur rendez-vous.

Katrin Acou Bouaziz

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