Bien plus qu’un événement festif, les Fêtes du lilas incarnent depuis plus de soixante ans l’histoire, la culture et l’identité de Vitry-sur-Seine et de la banlieue parisienne. Retour sur les temps forts de ce rendez-vous qui rassemble chaque année des milliers de familles.
À quelques centaines de mètres de la gare, un îlot préservé, avec ses maisons en bois et de grands jardins, témoigne de la reconstruction des chemins de fer français après la Seconde Guerre mondiale.
Il y a vingt ans se concrétisait une ambition, celle d’implanter un musée en banlieue. Depuis, celui-ci a largement trouvé son public à Vitry et au-delà, et même inspiré des carrières. Avec 400 artistes exposés depuis son ouverture, le MAC VAL est devenu une référence pour l’art contemporain en France des années cinquante à aujourd’hui.
Dès 1850, des usines s’implantent à Vitry. On fabrique des produits alimentaires, des produits chimiques… De l’électricité aussi. À partir des années soixante-dix, le processus s’inverse et, face aux suppressions d’emploi, la municipalité lutte aux côtés des salariés contre l’abandon industriel.
En 1925, pour la première fois à Vitry, une liste d’union de la gauche remporte les élections municipales. Avec ce choix ouvrier, jamais démenti depuis, la ville entre dans un siècle de transformations tournées vers la solidarité, l’accès au logement, l’émancipation individuelle et collective. Ginette Jouin, Vitriote depuis près de 60 ans, témoigne de sa vie à Vitry et des évolutions de la ville.
À l’occasion des 100 ans de l’arrivée d’une coalition ouvrière composée de communistes et de socialistes à Vitry, la ville se replonge dans un siècle de politiques publiques ambitieuses pour favoriser l’accès au logement, à la culture, à l’éducation, au sport, au bien-être et lutter contre les inégalités sociales et les discriminations.
De la préhistoire à l’Antiquité, du Moyen Âge à la période industrielle,
Vitry a de tout temps été habitée et fut le théâtre d’événements
majeurs. Une histoire riche et longue dont les archéologues révèlent
les secrets qui parfois se cachent… sous notre nez.
La Seine est un élément important de la géographie de la ville et de son histoire. Dès le XIIe siècle, la famille Langlois installe un bac pour passer d’une rive à l’autre et fait du Port-à-l’Anglais un lieu stratégique. Au XIXe siècle, l’industrie se développe fortement au même rythme que la navigation.
Issu du mot latin Victoriacum, décliné au cours du Moyen Âge en Vitriacum puis Vitrii-les-Parisii, Vitry a changé de nom à de multiples reprises. Si Vitry est aujourd’hui composée de 11 quartiers bien distincts, ce ne fut pas toujours le cas.
En 1925, pour la première fois à Vitry, une coalition ouvrière, composée de militants communistes et socialistes, remporte les élections municipales. Avec ce choix ouvrier, jamais démenti depuis, la ville entre dans un siècle de politiques municipales tournées vers l’avenir, le progrès et la transformation sociale.
Des Fêtes du lilas aux Meetup, des activités associant écoles et résidences autonomie, à Vitry, de multiples initiatives transcendent les générations et rassemblent les habitant·e·s sans distinction. Une démarche orchestrée par la ville avec l’appui du tissu associatif qui contribue à l’épanouissement de toutes et tous, au partage, au devoir de mémoire et au vivre-ensemble. Découverte de ceux qui font vivre ce lien et retour sur divers temps forts qui ont réuni – et ravi – petits et grands.
Dans le cadre de la commémoration des cinquante ans du coup d’État militaire au Chili, les 3 Cinés programment un ciné-rencontre mercredi 11 octobre à 19h30 autour du documentaire “Calle Santa Fe” de Carmen Castillo, exilée chilienne proche de Salvador Allende.