Mobilisés contre la réforme des retraites

Publiée le 14 janvier 2020 - Mise à jour le 14 janvier 2020

À Vitry, la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit en janvier : piquets de grève, blocages et rassemblements rythment le début du mois.

À Vitry, la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit en janvier : piquets de grève, blocages et rassemblements rythment le début du mois.

Quelque 200 personnes étaient rassemblées, jeudi 9 janvier, sur le parvis de l’hôtel de ville, pour faire entendre leur voix contre la réforme des retraites. L’assemblée interprofessionnelle réunissait, à l’appel de l’union syndicale locale, des fonctionnaires - de la RATP, de la mairie ou de l’éducation nationale par exemple - mais aussi des jeunes précaires ainsi que des employés du privé. Dans le collimateur de tous et de toutes : la retraite à points, la disparition des régimes spéciaux et le recul de l’âge de la retraite,

"Je suis en trois-huit depuis 28 ans, confie un salarié de l’imprimerie vitriote La Galiote. Je n’ai que 50 ans et je suis déjà usé, alors ça m’échappe qu’on retarde encore et encore l’âge de la retraite. L’âge pivot, c’est un leurre, on sera juste mis en inaptitude avant la fin." Les salariés de l’entreprise, qui ont déjà essuyé une grève de 6 semaines en 2019, ont rempilé début janvier, aux côtés de leurs homologues du privé, de Sanofi à Carrefour.

"Les caisses de solidarité locales nous aident bien, mais ça ne remplacera jamais le salaire qu’on perd à chaque fois qu’on défend un acquis social." Son confrère de Sanofi rectifie un peu plus tard, avec un clin d’oeil : « un conquis social. »

Le lundi suivant, au dépôt de bus RATP de Vitry, un rassemblement avait lieu pour défendre le cas de trois salariés grévistes de la RATP, convoqués à un entretien disciplinaire par leur direction. Et le rendez-vous avait visiblement été relayé et entendu dans tout le 94, puisqu’un bon millier de personnes se sont rassemblées à l’appel de l’intersyndicale, ce 13 janvier au dépôt, pour apporter un soutien fort à Yassine, Patrick et François.

De nombreux élus et élues locaux étaient présents, tels Jean-Claude Kennedy et Philippe Bouyssou, ainsi que plusieurs personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel. "On se rassemble pour faire vivre l’esprit et le droit de grève, et montrer qu’on ne se laissera pas intimider par ces manoeuvres de répression patronale", résume Valentin Soen, de l’union locale CGT de Vitry. Intimidées, on ne peut pas dire que les personnes présentes l’aient été puisqu’après quelques heures de rassemblement, elles ont investi les locaux de la RATP en nombre et avec force chansons, exigeant un entretien avec le directeur. Celui-ci, convié expressément à annuler les entretiens disciplinaires, a écouté les représentants syndicaux mais est resté intraitable sur le maintien des entretiens.

Timothée Froelich

 
  • Félix le 22/01/2020 à 11:17

    Il faudrait m’expliquer pourquoi c’est toujours les villes pauvres que c’est le bordel avec les manifestations et grève des services publiques écoles etc Est ce que c’est parce que vu qu’une grande partie des gens sont au chômage que la mairie soutient ce type d’action car cela a peu d’influence [...]Lire la suite

  • bidoin le 15/01/2020 à 10:41

    marre d'entendre des poules mouillées qui ne pense qu"a eux et a leurs privilèges. vivre le changement et a bas les propos de melanchon et le pen dans le mème panier avec la cgt.Lire la suite

 
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