Conseil de discipline reculé à la RATP

Alex El Gamal, machiniste receveur au centre bus RATP de Vitry © Sylvain Lefeuvre

Publiée le 25 mars 2020 - Mise à jour le 30 mars 2020

Mouvement interprofessionnel

Une mobilisation… poursuivie à distance a permis à Alex El Gamal, un des chauffeurs du centre bus RATP de Vitry, de voir reculer la date de son conseil de discipline. Il était prévu, malgré le confinement le 26 mars par la direction, suite à la longue grève de cet hiver.

Alex El Gamal, machiniste receveur au centre bus RATP de Vitry, ne décolère pas. Cet élu CGT, secrétaire du comité social et économique du site, a participé, avec de nombreux employés des transports publics, et notamment du centre bus vitriot, à la longue grève contre la réforme des retraites en novembre, décembre et janvier derniers. Son action lui a valu d'être convoqué en conseil de discipline par la direction de la RATP. Rappelons que trois autres de ses collègues, convoqués les 5 et 6 mars à Paris, François, Patrick et Yassin, ont reçu un avis de sanction de deux mois de mise à pied et, pour l'un d'entre eux, une mutation.

"C'est incroyable ! L'entreprise se mettait à l'encontre de consignes du gouvernement et voulait maintenir ce conseil de discipline malgré l'état d'urgence, s'insurge le syndiqué. Il maintienne la répression dans un acharnement à l'esprit revanchard pour nous faire payer quelque chose qui est historiquement normal : notre combat historique pour un modèle et contre une réforme dont on ne veut pas."

C'est une mobilisation poursuivie à distance qui a permis de repousser le conseil de discipline.

"Nous avons eu ce résultat grâce à nos organisations syndicales et aux soutiens des secteurs privés, et encore celui des profs et étudiants, et de pleins de témoignages de personnes avec des vidéos qui ont tourné sur les réseaux sociaux", souligne-t-il.

"À la RATP, la pandémie n'arrête pas la répression", peut-on lire notamment sur Facebook quand YouTube livre des témoignages de mobilisations en nombre début mars.

L'intersyndicale continue de réclamer l'abandon des sanctions.


Gwénaël le Morzellec

 

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Alex El Gamal, machiniste receveur au centre bus RATP de Vitry, ne décolère pas. Cet élu CGT, secrétaire du comité social et économique du site, a participé, avec de nombreux employés des transports publics, et notamment du centre bus vitriot, à la longue grève contre la réforme des retraites en novembre, décembre et janvier derniers. Son action lui a valu d'être convoqué en conseil de discipline par la direction de la RATP. Rappelons que trois autres de ses collègues, convoqués les 5 et 6 mars à Paris, François, Patrick et Yassin, ont reçu un avis de sanction de deux mois de mise à pied et, pour l'un d'entre eux, une mutation.

"C'est incroyable ! L'entreprise se mettait à l'encontre de consignes du gouvernement et voulait maintenir ce conseil de discipline malgré l'état d'urgence, s'insurge le syndiqué. Il maintienne la répression dans un acharnement à l'esprit revanchard pour nous faire payer quelque chose qui est historiquement normal : notre combat historique pour un modèle et contre une réforme dont on ne veut pas."

C'est une mobilisation poursuivie à distance qui a permis de repousser le conseil de discipline.

"Nous avons eu ce résultat grâce à nos organisations syndicales et aux soutiens des secteurs privés, et encore celui des profs et étudiants, et de pleins de témoignages de personnes avec des vidéos qui ont tourné sur les réseaux sociaux", souligne-t-il.

"Á la RATP, la pandémie n'arrête pas la répression", peut-on lire notamment sur Facebook quand YouTube livre des témoignages de mobilisations en nombre début mars.

L'intersyndicale continue de réclamer l'abandon des sanctions.


Gwénaël le Morzellec