Cuisine centrale, maintenir le service public

Publiée le 28 avril 2020 - Mise à jour le 28 avril 2020

La cuisine centrale a trouvé rapidement un rôle support important dans l’organisation de crise. © Sylvain Lefeuvre

La cuisine centrale de Vitry, dont l’activité habituelle est fortement réduite, joue un rôle support important dans le maintien actuel des services publics.

Mi-mars, à l’annonce du confinement et de la fermeture des écoles, la machinerie puissante et bien huilée de la cuisine centrale de Vitry, le Sidoresto, a dû freiner son activité, vite et fort.
"De 8 000 repas préparés par jour, on est passés à 500 !" précise David Daillon, responsable du Syndicat intercommunal dans le domaine de la restauration pour Vitry et Gentilly, situé rue Grétillat.

Plus de cantines scolaires à livrer, ni de restaurant municipal. Et pourtant, la cuisine centrale, qui a vu ses effectifs sur place réduit au tiers, a trouvé rapidement un rôle support important dans l’organisation de crise.

Le maillon d’une chaîne

Tous les jours, elle fournit près de 90 repas à l’hôtel de ville, sous forme de barquettes individuelles, pour les agents municipaux toujours en mairie pour la continuité du service public : accueil, standard, état civil, gardiennage, etc.

Elle livre également des repas :

  • au centre technique municipal (CTM),
  • au centre municipal de santé (CMS),
  • aux écoles assurant l’accueil des enfants de personnel soignant,
  • aux résidences autonomie,
  • au service de portage de repas à domicile pour plus de 150 personnes âgées isolées.

"Nous sommes le maillon d’une chaîne permettant le maintien de services publics essentiels à la population", estime David Daillon.  

Toujours dans un rôle support, le Sidoresto a également prêté, au début du confinement, des plateaux et du matériel roulant à l’EHPAD des Lilas, pour que les pensionnaires puissent prendre leur repas en chambre au lieu de la salle commune.

Des mesures de protection renforcées

"En tant que cuisine centrale, nous sommes soumis toute l’année à des normes strictes d’hygiène. Par exemple, les masques et le lavage des mains font partie intégrante de notre travail. Donc, on continue de fonctionner de la même façon, mais en renforçant néanmoins nos méthodes et les gestes barrières", observe Jean-Claude Larminier, chef de production.   

Dons aux associations

Le syndicat a aussi fait des dons aux Restos du cœur, au Secours populaire et au Secours catholique, ainsi qu’à la crèche Olympe-de-Gouges. "Nous avions en stock des centaines de kilos de fruits et légumes, des milliers de yaourts avec dates de péremption qu’il nous a fallu distribuer au mieux pour éviter qu’ils ne soient perdus", explique Jean-Claude Larminier.

"Le défi, ce sera la reprise, souligne l’équipe. Il y a des incertitudes d’approvisionnement de la part de certains fournisseurs, et nous manquons de visibilité sur le déconfinement et la réouverture des écoles. Nous devrons nous adapter au plus juste !"

Naï Asmar

 

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