Enceinte et confinée

Publiée le 04 mai 2020 - Mise à jour le 05 mai 2020

Sarah a 36 ans. Maman d’un petit garçon de 7 ans, elle attend son deuxième enfant pour la mi-mai. Elle raconte sa fin de grossesse, confinée à Vitry.

Témoignage

Sarah explique qu'elle n'était pas du tout préparée à ce genre de scénario. Avant l’annonce du confinement, et les informations en provenance de la Chine et d'Italie, elle ne se sentait pas concernée. "On continuait à se faire la bise ! Quand les restaurants et les bars ont fermé, on a commencé à réaliser ce qui se passait. Le plus dur au bout de quelques jours isolés tous les trois dans l’appartement, ça a été de ne plus être entourés par la famille, mes sœurs, mes amis, de ne plus partager ces moments de joie avec eux. Mon père souffre de diabète, donc pas question de rendre visite à mes parents, même s’ils habitent à 500 mètres. On s’est vus une fois dans leur jardin de loin. C’était presque pire !"

La présence rassurante du papa lors de l'accouchement

À ce sentiment d’injustice s’est ajoutée la peur d’accoucher sans la présence de son conjoint. "J’ai eu quelques crises de larmes… Finalement, les règles (à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre) ont été assouplies et le papa pourra être présent même s’il devra partir deux heures après la naissance. J’ai fini par accepter cette idée, dans un sens, je serai au calme puisque les visites sont interdites, j’aurai le temps de me consacrer à mon bébé. Et je sortirai rapidement (si tout va bien). La joie de se retrouver sera encore plus forte, avec mon aîné aussi. Concernant le suivi de grossesse, les rendez-vous ont été groupés."

Des questions qui peuvent attendre

Confinement oblige, les cours de préparation à l’accouchement se résument à des tutos… "Pas facile, je pense surtout aux futures mamans qui attendent leur premier… Mon dernier rendez-vous remonte à un mois".

Elle se pose encore beaucoup de questions, mais n'ose pas les poser. "Tout le monde est speed. Mais je ne me plains pas. Je ne manque de rien, on est dans notre bulle, une sorte de "calme forcé", on cuisine, on se balade dans le quartier, je fais un peu de yoga, je me repose beaucoup. Le papa est aux petits soins, la PMI à côté est ouverte, je sais que je pourrai y aller après la naissance, poser mes questions si besoin."

 

Katrin Acou-Bouaziz
 

Comment ça se passe à la maternité des Noriets ?

Les futures mamans ont un seul rendez-vous par trimestre associé à leur échographie. En complément, des consultations intermédiaires sont proposées par téléconsultation ou en présentiel selon le déroulement de la grossesse et les surveillances médicales nécessaires. Les sages-femmes proposent des consultations par visio pour les cours de préparation à l’accouchement si les patientes le souhaitent.

Pendant l’accouchement (par voie basse), la présence du deuxième parent est autorisée, avec port d’un masque chirurgical fournit par l’établissement, et durant les deux heures de surveillance en salle de naissance. Comme les visites sont interdites à la maternité, il ou elle revient le jour de la sortie de la maman. Les soins des bébés sont réalisés dans les chambres. Lorsque tout se passe bien, la maman et le bébé sortent au bout de deux jours (4 jours pour les femmes qui accouchent par césarienne).

Pour le retour à la maison, le PRADO (service de retour à domicile) est toujours possible selon les critères d’éligibilité, les demandes sont envoyées par mail à la CPAM qui s’occupe de trouver des sages-femmes pour passer au domicile dès le lendemain de la sortie.

Les mamans peuvent aussi contacter la maternité pour toute question, voir ou parler avec un gynécologue de garde si besoin. Sans oublier qu’un rendez-vous pédiatrique est donné pour les 10 jours de l’enfant, selon les disponibilités.

 

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