Présentation de saison du théâtre Jean-Vilar

Publiée le 10 juillet 2020 - Mise à jour le 10 juillet 2020

Le 1er juillet, le théâtre Jean-Vilar présentait au public sa saison 2020-2021. Près de 70 personnes sont venues sur place assister à ce moment, imaginé dans une ambiance festive et conviviale, tandis qu'une cinquantaine suivait le live sur Internet.

En actes, pour le théâtre !

Attablés sur scène aux côtés des artistes, les usagers n'ont pas cachés leurs plaisirs de se retrouver (et dans le respect des règles de distanciation) pour écouter le foisonnant programme concocté par la directrice, Nathalie Huerta.

“Après tout ce temps de confinement, quel plaisir de se retrouver !” a-t-elle débuté, rayonnante, soutenue par les approbations du public. Et d'enchaîner aussitôt avec la présentation du nouveau spectacle d'Abd al Malik : une chorégraphie, un slam, un texte, une musique, imaginés autour du tableau de Puvis de Chavannes “Le Jeune Noir à l'épée”.

Une magnifique introduction à la saison du théâtre Jean-Vilar (plus de 50 spectacles !), traversée par des thèmes majeurs : le monde et la diversité, l'engagement, l'altérité, la transmission, l'enfance et la jeunesse. Et comme chaque fois, le théâtre propose pour y réfléchir de brasser toutes les formes du spectacle vivant pour petits et grands (théâtre, danse, musique, marionnettes, performances, bal littéraire, écritures contemporaine...) et invite à parcourir tous les continents.

Une saison d'exception

Installés sur scène, les spectateurs se sont donc laissés embarquer par la présentation de saison, encore plus riche que d'habitude, puisqu'elle inclut le report de pièces qui n'ont pas pu se jouer  pendant la période de confinement. Ils ont aussi pu entendre résonner la voix des artistes, émus d'être sur scène face à un public de chair et d'os. Métie Navajo, auteure associée au théâtre Jean-Vilar (TJV) depuis 2 ans, a ainsi rappelé l'ouverture de saison le 19 septembre avec le bal littéraire imaginé en collaboration avec le Studio-théâtre de Vitry. Un marathon d'écriture d'une coopérative de 5 auteurs suivi d'une restitution immédiate avec le public et en musique pour guincher avec les mots ! Fin mai, l'auteure qui a sillonné et animé le territoire, restituera également une pièce écrite lors d'un travail mené au Mexique .

Un théâtre ouvert à la création

Car la fidélité et le soutien à la création est une des valeurs essentielle portée par le TJV, et s'incarne parfois dans des compagnonnages comme avec le collectif l'Avantage du doute qui, à sa manière décapante, partagera en mars son point de vue sur le féminisme et l'environnement. Le théâtre s'engage également à travers des coproductions de pièces comme avec Julien Bouffier, pour son adaptation du texte de Laurent Mauvignier, “Dans la foule” (éd. Minuit),  autour du foot et des événements du stade du Heysel en 1985. “Le spectacle aurait déjà dû être créé en juin, alors merci de nous avoir donné les moyens et d'avoir aménagé votre calendrier pour nous permettre d'y parvenir aujourd'hui”, a-t-il déclaré.

Et le souci d'ouvrir le théâtre à la création prend aussi la forme de partenariat avec des festivals d'ici, celui d'automne par exemple, qui laissera circuler sur les planches du TJV “Sopro (Souffle)”, fabuleux spectacle en portugais de Tiago Rodrigues, sur la force du théâtre ou, d'ailleurs, comme avec “Traces, discours aux nations africaines” et l'auteur Aristide Tarnagda, ou encore avec des théâtres complices, comme avec le théâtre Dunois à Paris et le théâtre de l'Ancre de Charleroi avec lesquels sera présenté “Le Grand Feu”, spectacle musical sur des textes de Brel.

“Le compagnonnage est valable aussi pour le public, conclut Florence, une spectatrice. Souvent, nous ne venons pas juste voir un spectacle, il y a aussi des temps d'échanges qui sont organisés entre ces artistes et le public, et nous les voyons donc en train de créer, nous sommes invités à voir évoluer le travail. Ce partage, c'est vraiment une force et la marque d'un travail culturel en profondeur.” Et tandis que les participants s'égayent dans la nuit, le théâtre résonne encore des exclamations enthousiastes de certains : “Quel programme !” “Ça décape !”

La saison sur le site du théâtre Jean-Vilar

Sylvain Jeminet

 

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