Révocation à la RATP, l'inspection du travail saisie

Publiée le 03 novembre 2020 - Mise à jour le 17 novembre 2020

© Sylvain Lefeuvre

Le salarié cégétiste du dépôt bus, Alex El Gamal, révoqué par la RATP, a défendu le 29 octobre sa vision des faits à l'inspection du travail qui statuera sur son cas. Décision le 27 novembre.

Alex El Gamal, élu CGT, chauffeur au dépôt bus de Vitry, que la direction de RATP a décidé de révoquer en août dernier, doit recevoir le 27 novembre la décision rejet ou approbation de l'inspection du travail sur cette sanction. Après sa présentation des faits le 29 octobre à cette instance qu'il a saisi, il a bon espoir de voir son action de défense des salariés reconnue adaptée et de rester dans l'entreprise.

Potentielle discrimination syndicale

« C'est malheureux de subir une injustice de la sorte, on défendait nos acquis sociaux, commente-t-il. De la part de l'entreprise s'est purement un acharnement et une potentielle discrimination syndicale. Le mémoire que j'ai présenté à l'inspection du travail est très étayé à ce sujet », explique le syndicaliste, qui s'est entouré de son avocat et d'un représentant syndical CGT pour présenter son point de vue sur deux faits mis en cause.

Blocage filtrage et réunion

Il lui ai reproché d'une part une action de blocage et filtrage en tant qu'organisateur et d'autre part d'avoir maintenu une permanence syndicale le 26 mai en période épidémique sans respect des gestes barrières, « alors que les travailleurs avait besoin d'information sur les conditions de reprises du travail », souligne-t-il.

Rappelons qu'à la suite de la grève soutenue de deux mois en décembre et janvier derniers au dépôt de Vitry et ailleurs en Île-de-France, plusieurs agents ont été sanctionnés : cinq à Vitry, un à Pantin, plus de nombreux signalements dans d'autres sites. Une grève qui s'opposait à la réforme des retraites sur fond d’ouverture à la concurrence de la RATP bus à l'horizon 2024.

Prévention au travail

Fin novembre, si la décision de l'inspection du travail s'oppose à l'employeur aurait le choix de saisir le ministère des Transports ou du Travail pour une procédure longue, dans le cas contraire, l'agent révoqué pourra saisir le tribunal administratif.

« Cette période de conflit qui s'étend depuis près d'un an devient psychologiquement difficile à vivre », remarque l'agent qui poursuit cependant son mandat syndical, notant au passage que les salariés élus se voient actuellement privés de leurs prérogatives et visites normalement possibles dans le cadre de la prévention au travail et de la commission santé sécurité condition de travail.

Gwénaël le Morzellec

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