Fort mécontentement au collège Chérioux

Publiée le 11 février 2021 - Mise à jour le 12 février 2021

© Sylvain Lefeuvre

Le mécontentement subsiste après la grève massive d’enseignants au collège Chérioux et leur rassemblement avec les parents soutenus par des élus fin janvier. Une classe supplémentaire en 6e et 5e sont réclamées.

La communauté scolaire du collège Chérioux ne décolère pas : à deux jours des vacances d’hiver, les profs se réunissent pour envisager un nouveau mouvement de grève à la reprise des cours en mars. Leur revendication : avoir une classe supplémentaire en 6e et en 5e.

Récemment, au conseil d’administration de l’établissement, le 4 février, les professeurs ont relevé des heures supplémentaires en hausse qui auront pour effet, selon eux, d’enseigner en temps partagé sur plusieurs établissements. Mais surtout, dans la quinzaine précédente, la dotation horaire globale communiquée avait laissé apparaître une baisse importante : moins 30 heures.

« À Monod, indique Gabriel Holard-Sauvy, secrétaire de la section locale Snes-FSU, ce sont 61 heures en moins, -33 à Perrin, -6 à Rabelais, -2 à Lakanal et Casanova, plus 27 à Vallès et plus 32 à Audin, nouveau collège qui n’a pas encore tous ses niveaux. »

La fin des moyens supplémentaires

L’an passé, une sixième avait été supprimée à Chérioux, l’an prochain se sera donc une 5e, et dans ces deux niveaux les classes seront pleines.

« Autrement dit à 28, 29 ou 30 élèves, soit une rangée de plus, celle du fond ou bien les élèves en difficultés comme les collégiens intégrés allophones ou souffrant d’un handicap (UPE2A et Ulis), il sera plus difficile d’aller vérifier leur travail. On sera pris par le maintien de la discipline de la classe plus nombreuse, ajoute-t-il. Ce qui se trame, c’est la fin du collège Chérioux estampillé zone sensible avec ses moyens supplémentaires : nous seront traités comme un collège de Vincennes qui connaît moins de difficultés sociales. »

Un recul sans précédent

Le représentant syndical déplore « une projection d’effectifs fantaisistes de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN), les chiffres de comptage de CM2 du secteur ne sont pas pris en compte ». Il juge « le recul sans précédant ».

« Ces pertes décidées dans le département du Val-de-Marne ont concerné, entre autres et systématiquement, tous les collèges de 16 classes pour faire des économies, ceux qui reçoivent des classes allophones et aussi les Segpa. La stratégie, lance-t-il, est-elle de faire des économies sur les élèves en difficulté particulières ? »

Mobilisation

Le 28 janvier, les personnels du collège Chérioux étaient en grève à plus de 82 % côté enseignants et à 100 % côté vie scolaire. Le rassemblement devant le collège Monod avait réuni les personnels des collèges Perrin, Monod et Chérioux où des parents d’élèves et des adjoints au maire, Albertino Ramaël, Sonia Guénine, et la conseillère Laurence Jeanne étaient aussi présents.

Une audience a été réclamée à la DSDEN.

 

Gwénaël le Morzellec

En savoir plus

DSDEN

UPE2A

ULIS

 

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