Pour la reconnaissance du génocide tamoul

Publiée le 29 mars 2021 - Mise à jour le 14 avril 2021

Vendredi 26 mars, Le maire, Pierre Bell-Lloch, accueillait sur le parvis de l’hôtel de ville un rassemblement en soutien au peuple tamoul avec l’association Tamil Traditional Network-France.

Les Tamouls demandent une intervention de la France pour l’ouverture d’une enquête internationale sur les crimes contre l’humanité et le génocide commis par le gouvernement du Sri Lanka contre leur peuple.

« À l’heure où se déroule le 46e Conseil des droits de l’homme des Nations unies, la lumière doit être faite sur les souffrances et les atteintes au liberté qui sont courantes au Sri Lanka », comme le souhaite Albertino Ramaël, adjoint au maire chargé des Relations internationales, dans son courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères.

Le maire, Pierre Bell-Lloch, accueillait, vendredi 26 mars, sur le parvis de l’hôtel de ville, l’association Tamil Traditional Network–France qui présentait une exposition sur les crimes qu’ils subissent depuis 1948.

« Il faut continuer à faire connaître votre cause, vous avez raison de sillonner la France, c’est le meilleur moyen de sensibiliser l’opinion. Nous allons faire voter un vœu lors du conseil municipal du 31 mars, pour l’ouverture d’une enquête internationale sur le génocide », déclarait le maire.

Le Sri Lanka* comptait deux régions administratives distinctes, l’une tamoule et l’autre cinghalaise, avant qu’il ne tombe sous la domination des Britanniques. Ces derniers ont fusionné les deux régions et transféré le pouvoir aux Cinghalais à leur départ, en 1948. Dès lors, les violences ont commencé.

Depuis des années, les Tamouls poursuivent leur combat pour l’ouverture d’une enquête internationale sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide perpétré à leur encontre par le gouvernement sri-lankais. Si les violences et les crimes à l’encontre des Tamouls n’ont jamais cessé, l’année 2009 a connu un paroxysme avec près de 150 000 morts. Depuis 2011, régulièrement, l’Organisation des Nations unies (ONU) soulève la nécessité d’une enquête internationale. L’exposition présentée par l’association sur le parvis de l’hôtel de ville de Vitry pointait les responsables, parmi lesquels les frères Rajapaksa. Le 16 novembre 2019, Gotabaya Rajapaksa est élu président du Sri Lanka, succédant à son frère, Mahinda Rajapaksa (président de 2005 à 2015), qu’il nomme Premier ministre. Les crimes se poursuivent, l’écriture tamoule est même remplacée par l’écriture cinghalaise, niant ainsi leur culture.

* Ceylan devient le Sri Lanka le 22 mai 1972 suit à ladoption d'une nouvelle constitution.

Christiane Grave

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