1er mai, pour que vive le travail

Publiée le 30 avril 2021 - Mise à jour le 03 mai 2021

Une Fête des travailleurs le 1er mai 2021 marquée par les perturbations sur les emplois se prépare.

C’est une célébration des luttes des travailleurs à nouveau hors norme que s’apprêtent à marquer les Vitriots ce samedi 1er mai 2021. Les héros, comme l’an passé, en seront les travailleurs de première ligne : infirmiers, médecins, pharmaciens, employés des EHPAD, pompiers… qui ont pris des risques pour assurer la santé et la sécurité d’autrui. D’ailleurs, comme le relève l’OMS, 7 sur 10 dans le monde sont des femmes. On dira encore chapeau bas à l’importante seconde ligne, parfois les moins bien payés : celle des salariés des transports en commun, routiers, caissiers dans l’alimentaire, agriculteurs, enseignants, AVS, livreurs, plombiers, boulangers, employés de banque, cantonnier, du ramassage des déchets, assistants de vie, agents d’accueil de services, assistantes sociales, ouvriers du bâtiment...

On pensera aussi à tous les mal dotés

Ces chômeurs dont le nombre s’est accru pendant cette crise du covid. À Vitry, Pôle emploi en dénombrait 10 210 en mars dernier, soit 730 de plus en un an. Dans ces relevés, on lit le repli des précaires à temps partiels, à « petits temps partiels », les intérimaires durement touchés, mais on n’y lit pas l’absence des jeunes encore plus en difficulté à faire leur entrée dans le monde laborieux. Tout une population que guette, dès le 1er juillet, certains effets négatifs de la réforme de l’assurance chômage. On pensera ainsi à ceux longtemps classés non-indispensables, tels les artistes, employés de cinéma, de théâtre, de salle de concert, de musée. On pensera aux cafetiers, restaurateurs, commerçants. On pensera encore aux invisibles travailleurs sans papiers, non déclarés.

La fin des aides de l’État, relayées par les instances locales, amortissant l’impact de la crise, en particulier auprès des très petites entreprises, comme le souligne le Comité de suivi et d’évaluation des mesures de soutien aux entreprises, fait prédire aux observateurs une hausse des défaillances d’entreprises dans un avenir plus ou moins proche. Pour l’instant, à Vitry comme ailleurs, elles ne se concrétisent pas. Mais qu’elles se produisent pour raison covid on non, plusieurs fermetures ont eu lieu. Par exemple dans le transport touristique, Visual Car (-64 emplois), et encore, dans l’imprimerie, IOC Print (-120). D’autre part, des plans de restructuration sont en cours, pour l’instant suspendu à Aéroports de Paris (-1 150), mais à l’œuvre à Sanofi Vitry (-96).

Pour relancer travail et emploi, des économistes conseillent aux consommateurs, tout du moins à ceux chanceux d’avoir pu épargner pendant les restrictions, de dépenser en France. Cela suffira-t-il ? Pascal Collemine, salarié à la R&D Sanofi Vitry et également syndicaliste CGT, ne le pense pas. « Plans de restructuration à Nokia, Total, Carrefour, EDF avec le projet Hercule, Air France… Les grands groupes sont en pleine offensive contre les salariés, mais pas contre les actionnaires. » Pour le 1er mai, il espère la sortie des fanions et banderoles.

Gwénaël le Morzellec

 

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