Fin de grève après accord à Lasserre propreté

Publiée le 01 juin 2021 - Mise à jour le 21 juin 2021

En grève suivie à 90% depuis 8 jours, les salariés femmes de ménage de l’entreprise Lasserre propreté ont obtenu gain de cause vendredi 18 juin.

Pendant une semaine, les employées de Lasserre propreté (60 salariés) ont mené une grève massive afin de faire entendre leurs revendications. La direction a fini par signer un accord vendredi 18 juin. «Ca y est, il a signé ». Le cri retenti à 12h50, ce vendredi, place du 19 mars 1962, face à la société Lasserre où un cinquantaine de salariés et d’appuis tiennent le piquet de grève depuis le 11 juin.

8 jours de grève

Tambours, applaudissements et hourras marquent cette nouvelle devant le monument aux morts. Avec ses collègue Melvyn, Moussa, Diarra  Mariam, Kouta Gassamba, déléguée CGT, femme de ménage de la société, revient de la table des négociations une feuille A4 à la main. En quelques lignes concise l’accord obtenu énumère l’augmentation de 5% des salaires, prime de précarité pour les CDD,  l’assurance d’élections de représentants du personnel en septembre, 500 euros de prime Covid échelonnée, la fourniture de masques sanitaires et blouses, gels, gants, le rappel de salaires, le paiement des jours de grève et annulation des sanctions depuis janvier dernier.

« On est très contente », lâche Kouta qui salue ses collègues. « Toutes ces personnes du nettoyage ont tenu le coup pendant 8 jours : malgré la charge financière de enfants, elles n’ont pas hésité à continuer le mouvement ».

Salaires et matériel de protections

Les employés d’entretien qui interviennent principalement pour le compte de Lasserre propreté dans les bâtiments municipaux, en deuxième ligne depuis un an dès la fin du 1er confinement ne supportaient plus de devoir acheter elles-mêmes leurs masques de protections sanitaires et les conditions salariales.

« On en a eu ras le bol, on nous disait d’aller acheter les masques sur le marché », explique Nabila femme de ménage. "Et puis les salaires qui n’étaient pas augmentés, ça a été trop loin", souligne Isabelle chef d’équipe. Mellan à temps partiel qui 6 heures par jour en gagnant 1000 euros par jour est contente de pour voir reprendre le travail.

« C’est une belle lutte, déclare Valentin Soen, secrétaire de l’ULCGT qui souligne que « l’exemple des femmes de ménage de l’Ibis Batignollesvictorieuses fin mai après 22 mois de mobilisation a inspiré les employées vitriotes ».

Présente aux côtés de Sonia Guénine, 12e adjointe au maire, Fatmata Konaté 4e adjointe a rappelé le soutien du maire, Pierre Bell-Lloch, et déclaré «sa satisfaction de voir les salariés porter la fierté de leurs droits respectés ».

À 17h, chacun devait avoir retrouvé son poste au travail.

Gwénaël le Morzellec

 

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