9e édition du festival Mur/Murs

Publiée le 30 septembre 2021 - Mise à jour le 30 septembre 2021

© Sylvain Lefeuvre

Pour la 9e édition du festival Mur/Murs, dédié à la création dans l'espace public, les Vitriots sont plus que jamais acteurs des propositions artistiques. Tour d’horizon des réjouissances prévues jusqu’au 17 octobre.

“Festival des cultures urbaines, Mur/Murs a pour thème principal la ville et l’espace public comme fil conducteur”, explique Céline Vacher, responsable du service municipal Art et territoires, qui coordonne le festival, organisé du 1er au 17 octobre cette année. “La parole et les échanges avec les habitants se trouvent intégrés dans les événements proposés”, souligne-t-elle. Vous pourrez, par exemple, découvrir une grande fresque abstraite et lumineuse sur la résidence Touraine signée Diane Benoit du Rey, artiste sélectionnée lors du prix de peinture Novembre à Vitry en 2020, choisie parmi trois projets par les habitants du quartier Balzac.

“Cette année, le festival fait la part belle à la participation des Vitriots, se réjouit Fatmata Konaté, adjointe au maire chargée de la Culture, la communication et la participation citoyenne, car la participation des habitants s’inscrit pleinement dans les politiques publiques que nous menons. Je me réjouis aussi de la programmation riche qui traduit un fort besoin de retrouvailles autour d'événements culturels dont nous avons été privés pendant la crise sanitaire, et de l’implication des artistes en tant qu’acteurs et actrices du territoire local. Au service du passé de ce territoire mais aussi de son futur. Ce double ancrage, conserver une identité et apporter de la fraîcheur, de l’originalité et de l’audace pour l’avenir, est caractéristique du festival.”

La création au cœur de l'espace public

Le 14 octobre à 18 heures, une rencontre in situ est prévue avec l’artiste et une exposition lui est consacrée à l’hôtel de ville pendant la durée du festival. Autre fruit de la concertation, une chasse au trésor chez les commerçants pour retrouver les vignettes d’un street-album du quartier du Plateau, conçu avec le centre social, à la manière des vignettes Panini de notre enfance. “Nous avons discuté avec les habitants depuis mars pour identifier les lieux importants à leurs yeux et les prendre en photos. Notre démarche artistique vise à faire changer de regard sur un quartier, à montrer toute son humanité, à l’inverse des clichés”, résume Lucile Rimbert, de la compagnie lu2.

Cette année, même les enfants ont trouvé leur place dans le processus de création. Ainsi, des élèves de CM1 et CM2 de l’école Victor-Hugo ont suivi des ateliers avec Isabelle Ferreira, peintre sculptrice, qui a réalisé une œuvre du 1 % artistique composée de pavés en provenance de différents pays, sur la RD5, visible depuis les étages des immeubles de Rouget-de-Lisle. Lors de l’inauguration de cette Pietra Paesina, ces mêmes enfants serviront de médiateurs pour faire découvrir d’autres commandes artistiques environnantes.

L’Industrail

À pied ou à vélo, autre temps fort qui ne pourrait se dérouler sans le concours des Vitriots eux-mêmes : l’Industrail, célèbre course à pied à travers le paysage en mutation des Ardoines (le 10 octobre).

Et, en écho à la concertation sur le plan vélo communal en cours, une 2e boucle de l’Industrail consacrée aux “deux-roues sans polluer” accueille les sportifs. Les vainqueurs auront bien entendu droit à leur trophée, réalisé par les artistes vitriots Laurence Murat et David Palmont, installés respectivement au Crapo et au Pylos. “Nous travaillons dans une démarche zéro déchet. Les sculptures ont été réalisées avec des chutes de métal”, explique Laurence Murat. Un bel exemple de décloisonnement des disciplines où les énergies sportives et plastiques se croisent dans l’espace public pour porter un message.

Enfin, Mur/Murs, c’est aussi la Nuit blanche métropolitaine qui a eu lieu pour la deuxième année au Kilowatt. La scène alternative francilienne incontournable aux Ardoines propose performances de danse, de musique et installations lumineuses dans la nuit du 1er au 2 octobre. Le festival vous propose encore plein d’autres rendez-vous de cultures urbaines : concert de hip-hop, rencontre littéraire autour des chantiers sur le site de l’ancienne centrale EDF, exposition sur la mémoire ouvrière, théâtre immersif sur la place de l’Église, balade et projection d’un documentaire sur le street art, poésie sonore sur la façade la future gare Vitry-Centre…

Retrouver tout le programme du festival

Katrin Acou-Bouaziz

 

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