Grève du 13 janvier : forte mobilisation vitriote

Publiée le 13 janvier 2022 - Mise à jour le 14 janvier 2022

La grève, fortement suivie à Vitry, s’est prolongée par une manifestation de protestation des enseignants et parents contre la désorganisation de l’Éducation nationale, au Luxembourg à Paris, ce jeudi 13 janvier.

Slogans et pancartes colorent le froid de la journée de grève nationale ce 13 janvier. « c’est pas le protocole qu’il faut alléger, c’est le ministre qu’il faut renvoyer »,  « Virus politique »… Les acteurs de l’école, parents d’élèves et professeurs de Vitry, en bonne santé et déchargés d’enfants, avaient décidé de suivre la manifestation à Paris, qui a fait bonne figure bien que moins fournie qu’en d’autres rendez-vous. Ils ont battu le pavé pour dénoncer à nouveau le manque de moyens structurels à l’école et s’opposer aux contraintes sanitaires multipliées et très désorganisatrices de ce début d’année 2022.

Cafouillages et non remplacements

« Ça ne peut plus durer comme cela », laisse tomber, exaspérée, une maman de l’école Jean-Moulin au téléphone, qui ne peut pas faire garder son enfant d’un an pour manifester à Paris « au moins pendant une heure ».

Dans le cortège, la FCPE avec ses administrateurs du Val-de-Marne se regroupent sous leur drapeau.

Nassira, en t-shirt au couleur de la fédération, aussi longtemps que la fraîcheur lui permettra, y fait valoir « les parents contre les protocoles à répétition qui obligent à des tests sur les jeunes enfants jusqu’a trois fois par semaine. C’est très difficiles à vivre pour eux ».

Lionel, également de l’équipe départementale, dénonce « le cafouillage des tests et autotests indisponibles à l’achat ou encore non-remboursés aux parents et aussi celui de la violence vécue par les enfants repoussés de l’école et les parents sommés de venir les récupérer sur le champ ».  Où est le personnel pour faire face au covid ?

« Ça fait des années que nous demandons des profs remplaçants recrutés à long terme et non pas remerciés, pour s’en débarrasser, dès l’arrivée des grandes vacances. »

Grève suivie

Côté école, à Vitry, la presque totalité des maternelles, 18 sur 23, étaient restées closes pour cause de grève, un phénomène plus modéré en élémentaire, 5 sur 21.

Dans la manifestation, Quentin, professeur du réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, le RASED, à Jean-Jaurès et Blaise-Pascal, énumère les objets de cette colère contre le ministère. « Baisser simplement le rideau sans faire plus après le confinement compliqué des familles modestes, demeurant dans des logements trop petits comme il en existe à Vitry ; 52 professeurs manquant et non-remplacés dès le début janvier ; la honte éprouvée par les directions d’école obligées de contrôler et renvoyer chez eux les élèves sans certificat de test... »

Une liste que Johanne, professeur à Makarenko B non-syndiquée, allonge. « La douleur des enfants, des parents et des équipes incapables d’intégrer correctement les enfants handicapés privés d’AESH ; les postes non-pourvus dès la rentrée car le métier n’est plus attractif ; la culpabilité à prendre un jour maladie de peur de laisser nos élèves se répartir dans des classes alourdies ; voir des collègues engagés et passionnés se reconvertir. »

La communauté scolaire était suspendue à la réponse du ministre l’Education nationale qui est tombée à l’issue de 3 heures de réunion avec les syndicats. Il a promis le recrutement de 3 300 contractuels, 5 millions de masques FFP2  a assuré examiner la possibilité d’un report de certaines épreuves du bac.

Gwénaël le Morzellec

 

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