Festival du roman noir : des enfants écrivains

Publiée le 06 décembre 2022 - Mise à jour le 09 décembre 2022

© Alexandre Bonnemaison

Sous la houlette d’Antoine Blocier, écrivain, des jeunes de Vitry ont rédigé deux recueils de nouvelles. Vendredi 2 décembre, ils ont pu les dédicacer à l’occasion de l’ouverture de la troisième édition du Festival du roman noir et social organisé tout le week-end à l’hôtel de ville.

Les “Ateliers du roman noir” et “Chasseurs d'enquête”. Ce sont les deux recueils de nouvelles écrits par des jeunes de la ville lors d’ateliers d’écriture avec Antoine Blocier, auteur de polars. Pendant plusieurs mois, celui qui est aussi animateur, s’est baladé entre “les centres sociaux Balzac, des Portes du Midi, des Vitry’haut et des classes de CM2 de l’école Joliot-Curie”, détaille Clarisse Ginestal, responsable de projet au Centre culturel de Vitry.

L’écriture à portée de tous

“Avec les CM2, on a d’abord fait une belle rencontre sur ce qu’est la littérature, sur les liens entre fiction et réel, sur la chaîne du livre, énumère Antoine Blocier. Et après, on a écrit !” Si les élèves ont parfois rencontré quelques difficultés, ils se sont pris au jeu… et leur travail a payé.

“En écrivant des histoires à plusieurs, ils ont appris qu’il y avait des compromis à faire en permanence. Mais à la fin, ils se rendent compte que leur histoire est chouette.”

Dimia, référente famille du centre social Balzac, approuve : “Antoine Blocier leur a montré que l’écriture était à la portée de tous, pourvu qu’on se concentre sur l’histoire qu’on veut raconter”. “Le rendu est très éclectique”, abonde Séverine, de la Maison des Vitry’haut.

“Ça nous rend fiers”

“C’était une expérience géniale et, à la fin, voir le livre avec nos noms, ça nous rend très fiers”, assure Lydia, 16 ans, en première au lycée Jean-Macé. Elle signe “Difficile cohabitation”, une histoire qui lui est venue de sa fascination pour l’espace et d’un déclic, “une pub qui faisait figurer des martiens”. Soumia, elle, écrivait quand elle était petite. Elle est heureuse d’avoir pu “renouer avec l’écriture en suivant les conseils d’un professionnel”.

Les jeunes ont été applaudi à de nombreuses reprises lors de l’ouverture du Festival du roman noir et social, vendredi 2 décembre, où ils étaient venus présenter et dédicacer les deux recueils.

“C’est la génération de demain, a salué Fatmata Konaté, adjointe au maire chargée de la Culture. Ce sont eux, demain, qui porteront les combats pour des sociétés plus justes, plus égalitaires, donc je les félicite et j’espère qu’ils continueront à écrire.”

Clément Aulnette et Majda Abdellah

 

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