Palestine : les associations solidaires au palais des sports

Publiée le 16 mai 2024 - Mise à jour le 16 mai 2024

Alors que la guerre se poursuit à Gaza, le Palais des sports accueillait le 5 mai dernier un grand rassemblement pour la libération des prisonniers politiques palestiniens organisé par l'association Vitry 94 soutien au peuple palestinien et le Comité Urgence Palestine. Associations, militants, habitants venus de Vitry et de toute l'Île-de-France ont fait le déplacement pour exprimer ensemble leur solidarité. Rencontres.

Dans le hall du palais des sports, plusieurs stands aux couleurs de la Palestine ont pris place. Ce dimanche 5 mai, de nombreuses associations ont répondu présentes : les deux organisateurs, AV94SPP, l’association vitriote de soutien au peuple palestinien et le comité Urgence Palestine, mais aussi plusieurs partenaires comme Blouses Blanches pour Gaza et Palmed europe qui récoltent du matériel médical, forment et soutiennent les secours sur place, ou encore Samidoun Paris banlieues qui propose, sur son stand, d’écrire quelques mots de soutien aux prisonnières palestiniennes...

À la rencontre d'un réseau associatif actif

"C'est l'un des objectifs de l'évènement : faire connaître ce réseau associatif très actif et continuer d'exprimer notre solidarité avec la Palestine", explique Maud Corso, secrétaire de l'association AV94SPP créée en novembre dernier. 

Entre les stands, les murs sont habillés de photos d’archives, d'images de presse et d'œuvres artistiques sur la Palestine, son histoire, sa culture, et le drame qui se joue depuis 1948.  

Quelques mètres plus loin se déroulent une série de conférences, animées par Bouna Mbaye et Siham Assbague. Salah Hamouri, l’avocat franco-palestinien, récemment expulsé d’Israël après dix années incarcéré, prend la parole pour témoigner des conditions de vie dans les prisons israéliennes faites de privations et de tortures quotidiennes.

« Il n’existe pas une famille en Palestine qui ne soit pas concernée par les arrestations arbitraires, déclare-t-il. À Gaza depuis octobre, entre 4000 et 5000 personnes ont été arrêtées et sont désormais portées disparues". 

"Venir et se rassembler, c'est la seule chose qu’on puisse faire à notre échelle", assure Sarah, 26 ans. Venue d’Argenteuil, la jeune femme explique avoir repéré l’évènement sur Instagram. "Je me suis dit que c’était l’occasion de rencontrer des associations pour mener des actions concrètes". 

Omar et Youssr ont fait plus d’une heure de voiture. Le couple septuagénaire a fait le déplacement depuis Nemours. Originaires du sud Liban, l’engagement pour la cause palestinienne fait partie de leur histoire personnelle.

Youssr raconte : "J’ai grandi avec le traumatisme des guerres israélo-arabes, ma famille a perdu des terres en Palestine, l’histoire de la Palestine, ces exils forcés, cette terreur, je la revis tous les jours et c’est encore plus intense depuis octobre."

"Chaque initiative compte"

Une succession de reportages et documentaires sur les conditions de détention  sont diffusés. Les noms des enfants morts à Gaza depuis octobre défilent sur un grand écran noir, durant de longues minutes. D'après l'UNICEF, en six mois de conflit, 34 735 personnes auraient été tuées, dont 14 000 enfants et 9000 femmes.

Pour Pierre-Thomas, vitriot qui assure nourrir des liens forts avec la Palestine où il s'est rendu plusieurs fois aux côtés d'associations, "chaque initiative compte". "C'est urgent, vu la situation en cours, de se mobiliser pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza, pour défendre les droits des Palestiniens, explique celui qui tient à condamner les attaques perpetrées par le Hamas le 7 octobre. "Il faut le dire, le redire, pour ne pas fragiliser le soutien au peuple palestinien". 

Le rassemblement s’achève comme il a commencé, en musique. Après Abo Gabi, artiste palestinien et ses chants qui disent la liberté, le pays, l’exil, c'est Nayra, chanteuse franco-marocaine et égyptienne qui  prend place sur scène pour mixer des chansons palestiniennes. Dans l’assemblée, on chantonne des paroles devenues cultes, on ose quelques danses, et des youyous… Salah Hamouri l’avait prédit plus tôt dans la soirée : "l’histoire nous l’a appris, seule la volonté des peuples peut changer le cours de l’histoire".

 

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