Stéréotypes de genre : faire évoluer les mentalités

Publiée le 24 février 2022 - Mise à jour le 24 février 2022

Alice Guy, pionnière du cinéma - Affiche réalisé par des élèves du collège Danielle-Casanova - ©DR

Faire évoluer les mentalités sur les stéréotypes de genre n’est pas une option à Vitry. La preuve avec ces initiatives menées dans les collèges et lycées. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une série d’événements se profile à travers la ville, tout au long du mois de mars.

“Les femmes ne sont pas mises en avant dans le monde artistique”, raconte Vincent, 14 ans, élève au collège Danielle-Casanova. Plus pour longtemps dans cet établissement où des affiches réalisées par les collégiens en l’honneur des artistes féminines ornent les murs. “L’image est le meilleur moyen de marquer les esprits”, explique le professeur d’arts plastiques, Antoine Goupil, à l’origine de la démarche.

“En tant qu’élève, nous ne faisons pas de différence entre les hommes et les femmes, nous sommes tous égaux”, explique simplement Sacha, 13 ans.

Réhabiliter les grands noms de femmes, c’est aussi un des objectifs du nouveau collège Josette-et-Maurice-Audin où une concertation sous forme d’ateliers pédagogiques, entre des élèves et les services municipaux Éducation et Voirie, a abouti à la dénomination d’une sente dans ce quartier en pleine métamorphose. Une première à Vitry. La voie portera donc le nom d’Agnès Varda, célèbre réalisatrice de cinéma.

“Nous avons choisi Agnès Varda, car c’est une cinéaste qui traite de sujets d’écologie dans ses films”, expliquent les élèves, dans une petite vidéo tournée pour l’occasion. Pour les établissements, il s’agit aussi de répondre à des problématiques très concrètes.

Comme au collège François-Rabelais, qui a travaillé de concert avec l’espace Les Monis pour déconstruire les stéréotypes autour de la communauté de femmes asiatiques. “Suite aux agressions dans le quartier, un projet sur l’éducation non-genrée a été mené avec les 5es de Rabelais grâce à l’association EthnoArt. Cela a donné lieu un court-métrage sur le sujet”, raconte Estelle-Vanessa Tchienehom Souoguem, coordinatrice du CLSPD.

Le collectif Féminin-Masculin du lycée Jean-Macé a lui aussi rebondi à la suite de la mort tragique de Sohane Benziane en 2001 en montant un collectif appelé Féminin-Masculin. Il organise diverses actions et, notamment, chaque année avec les 3 Cinés Robespierre, la projection d’un film sur ces sujets – les relations femmes-hommes, la violence, l’homophobie…

“Ces projections sont suivies d’un débat avec une spécialiste du genre, Claudine Le Pallec Marand. Grâce à la distance qu’apporte la fiction, certains lycéens réussissent à partager leurs propres histoires et leurs émotions”, raconte Méline Duros, chargée de communication du cinéma

Tu vois le genre !

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une série d’initiatives se profile à travers la ville, tout au long du mois de mars. Point d'orgue, le vendredi 11 mars au Kilowatt pour la soirée Tu vois le genre !
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