Une rentrée compliquée

Publiée le 04 septembre 2020 - Mise à jour le 08 septembre 2020

Écoliers, collégiens et lycéens ont repris le chemin de leur établissement, organisé à la carte. Mais, cette rentrée scolaire inédite, avec des nombreux couacs, est jugée impréparée. La majorité des jeunes Vitriots ont (re)trouvé leur école et leur bahut, leur place. Mais pas tous. 

Pauvres classes ULIS

Des enfants souffrant de handicap, notifiés par les instances parfois depuis des mois, n’ont pu être reçus dans les classes ULIS, par exemple à Langevin. « Une des classes n’a simplement pas d’enseignant comme à Blaise-Pascal », signale encore la FCPE.

Dans l’ensemble, les observateurs y signalent le manque d’accompagnants (AESH).

Côté classes banales, une parente d’élève s’alarme « à Wallon élémentaire, il n’y a pas de directeur, et mon enfant a été envoyé dans une autre classe » [La directrice a été nommée depuis]. Deux autres directions au moins étaient aussi dépourvues à Cotton et Wallon maternelle ─ le poste, souvent alourdi d’une charge partielle de classe, et les responsabilités en situation Covid, attirent peu les candidats. « À la rentrée, à Blaise-Pascal, il manquait trois enseignants », note pour sa part Gaëlle Angelosanto, de la FCPE. Un dans les maternelles à Perrault et Cachin, dans les élémentaires A-France, Cotton, Montesquieu où certains des professeurs ont pu être affectés depuis. 

150 profs non affectés

« Cette rentrée se fait dans une impréparation totale. Notre ministre affirme que nous sommes prêts, mais nous ne sommes pas prêts du tout », s'exaspère Dominique Angelini, représentante départementale au Snuipp et directrice d’école à Vitry.

150 profs dans le Val-de-Marne n'auraient pas été affectés. Une situation sans précédent causée, selon le syndicat, par des retards en chaîne. En plus, la date de la commission de rentrée sur le comptage d’élèves, où ne figure plus les syndicats, risque d’être tardive. Ouvertures et fermetures conditionnelles sont donc en suspens.

Le syndicat, qui prépare une mobilisation, pointe le manque de moyens, le renfort covid n’ayant pas du tout bénéficié au Val-de-Marne. Il relève les masques non fournis par l’Éducation nationale aux AESH et s’interroge sur l’application de l’isolement d’élèves malades et de la quatorzaine.

Collège Chérioux en alerte

Alerte au collège Chérioux, en vigilance depuis le second trimestre à l’annonce de la suppression d’une 6e. Devant des classes surchargées de ce niveau, « 3 classes à 29 élèves et 1 classe à 28, sans compter les nouvelles arrivées », s’émeuvent les parents, ces derniers envisagent des actions tandis que les profs prévoient une grève lundi 7.

Le rythme reviendra à la normale lundi 7, les élèves ayant été accueillis collectivement puis sur rendez-vous individuel pour échanger sur leur état d’esprit, leur besoin notamment d’équipement numérique en cas de reconfinement.

« Sur les 15 reçus ce matin, raconte Sandrine Bourret, représentante du Snes FSU et professeure, 3 seulement ont suivi l’enseignement correctement. On aurait aimé avoir des moyens supplémentaires comme en Espagne pour dédoubler. Les cours dans des classes à 30, avec le masque, c’est éprouvant physiquement, une grande déperdition du relationnel et de la transmission des savoirs, témoigne-t-elle. On nous fait rentrer comme si rien ne s’était passé, sans moyens pour compenser, ni organisation à distance pour le personnel fragile. »

Rappel : collégiens, lycéens, étudiants sans établissement peuvent être conseillés et guidés par SOS Rentrée (2, place Saint-Just).

Gwénaël le Morzellec

 

Lire aussi : 
> Collège Chérioux en grève
Rentrée scolaire 2020

En savoir plus :
Sos rentrée
FCPE94 
AESH 
SNUipp94
SNES FSU94

 

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