RATP : mobilisation autour d'Alex El Gamal

Publiée le 06 avril 2021 - Mise à jour le 12 avril 2021

Grève et rassemblement ont réuni, le 2 avril au centre bus RATP de Vitry, le comité de soutien à Alex El Gamal, syndicaliste menacé de révocation par la direction centrale de la régie.

CGT générale de RATP, Solidaire RATP étaient dans les rangs, vendredi 2 avril, ainsi que des personnalités politiques locales, les maires de Vitry, Pierre Bell-Lloch, d’Ivry, Philippe Bouyssou, la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot et plus encore sur le Facebook du comité de soutien à Alex.

Grève puis piquet de grève ont rassemblé près de 150 personnes devant le centre bus RATP de Vitry contre la répression syndicale et les préparatifs de l’ouverture à la concurrence des lignes de bus de la RATP. Salariés de Monoprix, du Livre, agents territoriaux, d’EDF, enseignants. Tous voulaient poser pour une photo au côté d’Alex El Gamal, « domino à faire tomber », « celui qui reste debout »,  « pilier et exemple des luttes de travailleurs ».

Décision le 22 mai 2021

Ralliant à lui une opposition élargie, l’agent de la RATP, le représentant syndical, sanctionné après plusieurs de ses collègues du dépôt suite au mouvement  social de l’hiver 2019-2020, résiste.  

« Je suis toujours travaillant, dans mes fonctions au poste de secrétaire d’instance pour les salariés au sein de la RATP, précise-t-il. Je continue à travailler, à être lanceur d’alerte face aux situations délicates que les salariés rencontrent en plein crise sanitaire. »

Rappelons que l’inspection du travail (DRIEETS) a rendu une décision en novembre qui s’est opposée à la demande de révocation. À suivi un recours de la direction générale de la RATP reçu fin janvier. Le ministère des Transports doit donner sa réponse le 22 mai. Soit une non-révocation est prononcée (décision rarement remise en cause à ce niveau par les directions), soit, Alex El Gamal devenu chômeur, contre-attaquera la décision auprès du tribunal administratif.

L’employé s’estime harcelé en tant que syndicaliste. « Ceux qui montrent une opposition, on essaie de les faire sortir des effectifs. On me reproche des faits de grève, d’avoir combattu la réforme des retraites que tout le monde reconnaît abandonnée, alors que le démantèlement de la RAPT est prévu pour 2025. »

Gwénaël le Morzellec

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