Un plan d'exception pour ceux qui en ont le plus besoin

Le 26 avril, des élus vitriots ont rejoint les nombreux partisans de moyens d’urgence pour la banlieue aux Etats généraux de la politique de la ville.Le 26 avril, des élus vitriots ont rejoint les nombreux partisans de moyens d’urgence pour la banlieue aux Etats généraux de la politique de la ville.© Sylvain Lefeuvre

Elus, Action citoyenne

Publiée le 07 mai 2018

Pour soutenir les habitants de territoires qui ont besoin de plus et à qui on donne moins, les acteurs des quartiers prioritaires de France réclament l’application d’un plan d’exception.

Le président de la République suivra-t-il la prescription pour aider les quartiers prioritaires commanditée et remise le 27 avril au Premier ministre ? C’est en tous cas ce que veut le maire, Jean-Claude Kennedy, à Vitry, où le projet Cœur de ville, étendu de Germain-Defresne à Commune-de-Paris et au 8-Mai-1945 avec 30 000 habitants, constitue l’un des 200 quartiers retenus dans l’Hexagone par l'État au titre de la politique du renouvellement urbain (ANRU).

Cependant, l’ANRU, ralentie faute de moyens, inquiète à Vitry et ailleurs de nombreux élus et responsables d’associations dans les quartiers défavorisés. Ils sont remontés contre la disparition des contrats aidés et autres mesures récentes fragilisant les habitants.

La baisse de l’APL, par exemple, a suscité un vœu au conseil municipal en novembre, demandant à l’État “d’annuler instamment cette baisse et de redonner aux organismes HLM et aux bailleurs sociaux les moyens de construire des logements”.

Au sujet du commissariat jugé “obsolète et indigne […]. L’État oublie les Vitriots”, déclarait encore le maire, le 25 janvier.

Plus récemment, les élus vitriots se rebiffaient lors du vote du budget des moins 3,8 millions d’euros de dotations de l’État, de la disparition en 2020 de la taxe d’habitation et d’un contrat avec l’État qui augurerait “la fin du principe constitutionnel d’autonomie et de libre administration de nos recettes”.

Excédés, dès octobre, les acteurs locaux unis se sont rapprochés de l’ancien ministre de la Ville, Jean-Louis Borloo. Ils ont débattu lors d’états généraux et nourri en consultation le plan pour les quartiers prioritaires que ce dernier s’est vu commandité par le président de la République.

“Près de 6 millions d’habitants vivent dans une situation de relégation, y expose-t-il. L’effort public est en berne. Les maires de banlieue se battent en première ligne. Des agents publics, des bénévoles sont épuisés.”

Aujourd’hui, Jean-Claude Kennedy approuve ce plan d’urgence évalué à 48 milliards d’euros qui pointe 19 leviers pour affermir les ressorts des quartiers prioritaires et “le droit à l’égalité”.

Le maire réclame, en outre, “l’exemption du plafond imposé par l’État de 1,2 % d’augmentation des dépenses qui empêche de répondre aux besoins des habitants” et “de bénéficier d’une dotation compensant les baisses de dotations de l’État” [Téléchargez le communiqué du maire].

Le 22 mai, le président de la République doit se prononcer sur ce plan de bataille contre l’inégalité.

Gwénaël le Morzellec

 
  • EME le 03/05/2018 à 08:54

    cataplasme sur jambe de bois sans s"attaquer aux causes du libéralisme faire taire a coup de charité mal placé bon ventLire la suite

 
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