Camille Lellouche a suivi sa voix

Camille Lellouche nous dévoile son parcours et sa grande force de caractère.Camille Lellouche nous dévoile son parcours et sa grande force de caractère.© Ludovic Savariello

Culture

Publiée le 26 février 2018 - Mise à jour le 28 février 2018

De l’école Eugénie-Cotton au théâtre de la Gaîté-Montparnasse en passant par la demi finale de The Voice, Camille Lellouche nous dévoile son parcours et sa grande force de caractère.

Jean, pull large, cheveux lâchés, la Vitriote aux 700 000 fans est avant tout une fille qui papote et blague naturellement. “Moi, j’étais à Eugénie-Cotton A. Forcément, les B, ils étaient trop nases, je me souviens !” Mais derrière la normale attitude se cache une vraie pro. Son angoisse du jour : “Est-ce complet ce soir ?” “Oui !” lui répond son attachée de presse deux heures avant le début de la 38e représentation de son spectacle au théâtre de la Gaîté-Montparnasse.

Rien à voir avec son assurance sur scène, son entrée “à l’américaine”, de dos, avec du rap à fond dans les oreilles d’un auditoire déjà conquis, ses improvisations, ses grimaces, ses pas de danse déjantés, ses clins d’oeil au public avec lequel elle interagit en permanence, son impressionnant débit de vannes.

“Je suis fière d’avoir un public aussi diversifié, tous les âges, tous les milieux sociaux, confie celle qu’on a tout de suite envie d’appeler Camille. Ça m’amuse de voir que je peux parfois déranger avec mon accent de la banlieue. Quand je m’énerve, je me transforme en vrai « caillera ». En même temps, au lycée, je portais bien les chaussettes par-dessus le jogging et les cheveux tirés en arrière !”

Cette notoriété, Camille Lellouche la doit à son passage remarqué dans le télé-crochet The Voice, mais surtout à ses sketchs courts postés sur Instagram et Facebook. “Les réseaux m’ont donné de la liberté. Je bossais pour moi, pour me faire une crédibilité.

J’ai toute une palette de personnages féminins (qu’on retrouve d’ailleurs dans le spectacle, NDLR) inspirée de mes expériences”, reconnaît l’actrice. Le résultat sur scène est un mélange détonnant d’irrévérence et de moments musicaux. “Si je devais choisir entre l’écriture, la comédie, le cinéma, la danse, le piano et le chant, ça serait le chant”, avoue sincèrement l’artiste.

“J’ai fait plein de choses – de la boxe à Balzac, de la danse à l’ESV, du théâtre – et énormément de piano, jusqu'à dix heures par jour au collège musical à Thiais, mais mon premier amour, c’est la chanson. J’ai toujours admiré les grandes voix. À 10-11 ans, j’enregistrais la mienne sur un dictaphone. Je me suis beaucoup musclée, corrigée avec des chansons inventées. J’ai aussi une passion pour le karaoké. Encore aujourd’hui, je ne peux pas m’empêcher d’y aller. Sur Vitry, j’étais connue pour ma voix, à 17 ans j’enregistrais des refrains avec des copains qui faisaient du rap. Je mettais tellement trop de vib et d’harmo !”

Cette Camille auréolée de succès qu’on voit au cinéma (Grand Central, Planetarium, Le Prix du succès), à la télé, sur le web et pour qui la file d’attente occupe presque toute la rue du Montparnasse les soirs de spectacle, a aussi connu des périodes difficiles.

“J’ai d’abord fait un BEP pour m’assurer un diplôme. J’ai bossé dans l’animation – dans presque tous les centres de loisirs de Vitry ! – et la restauration. J’aimais bien le rythme de ce métier, le côté sans chichis. À côté, je faisais des castings, ça ne marchait pas. Des maisons de disque m’ont proposé des choses qui ne me correspondaient pas. En tout, j’ai bien traversé dix ans de galère. En 2014, j’ai tout arrêté, je me suis posée. Ma mère avait peur pour moi, elle me soutenait comme tous mes proches, en particulier mon petit frère Maxime. Et puis il y a eu les sketchs et The Voice, le public m’a remarquée. Sans eux, je retournais chez ma mère !”

Aujourd’hui, Camille habite toujours le quartier de son enfance, le Plateau. “J’adore ma ville, j’y ai mon meilleur ami à Commune-de-Paris, cette ambiance de tolérance, de mixité, de respect, ces valeurs. Bon, il ne faut pas le dire, mais, si on regarde sur un plan, je suis à Villejuif, à un trottoir près. Quand j’ai découvert ça, ça m’a énervée, parce que ma ville, c’est bien Vitry !”

Portrait réalisé par Katrin Acou-Bouaziz

A lire pour en savoir plus : Trois petites exclus sur Camille Lellouche

 
  • EME le 28/02/2018 à 08:26

    j ai parfois envie d etre comme coluche faire rire , je pense que l argent la changera comme pour tous depardieu par exLire la suite

 
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plus d'infos

1986
10 mai, naissance de Camille Lellouche à Paris IVe.

1990
À 4 ans, Camille commence le piano.

2012
Repérée par la réalisatrice Rebecca Zlotowski, elle monte les marches de Cannes en 2013 pour son rôle dans Grand Central.

2015
Camille poste sa première vidéo La Cousine de Kim Kardashian et arrive en demi-finale de la 4e saison de The Voice.

2016
Camille commence sa tournée dans toute la France. Elle a écrit et mis en scène son one-woman show avec Laurent Junca.

2017
Elle intègre l'équipe de l'émission Quotidien sur TMC, dans une capsule humoristique intitulée Face Cam.

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